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Marie-Claude Larouche : UQTR- Université du Québec à Trois-Rivières
Notre exposerons la conception et la mise à l’essai, en formation initiale à l’enseignement primaire à l’UQTR, d’un dispositif didactique exploitant le cadre urbain de Trois-Rivières constituant un patrimoine culturel reconnu d’importance et d’intérêt éducatif certain. En effet, la localisation de Trois-Rivières au carrefour de voies fluviales stratégiques pour le développement du Québec fait en sorte qu’y soient rassemblées, en un périmètre assez restreint, nombre de traces intéressantes au regard des réalités historiques et géographiques nationales qui doivent faire l’objet d’un enseignement au primaire. En tant que formatrice, nous voyons dans le microcosme trifluvien un environnement exceptionnel pour former les étudiants à l’enseignement des sciences humaines et les sensibiliser à leur futur rôle de « passeur culturel ». Cependant, si l’exploitation du patrimoine urbain paraît une voie prometteuse par le rallye et la situation d’apprentissage que nous avons conçus, nous constatons néanmoins dans les entretiens réalisés avec des étudiants des difficultés notables à recourir aux concepts explicatifs des réalités sociales pour caractériser les réalités historiques et géographiques. Or, l’exercice même du rôle de passeur culturel n’en dépend-il pas ? Aussi, nous nous interrogeons sur les savoirs disciplinaires que possèdent les étudiants et sur leur future capacité à soutenir leurs élèves dans le raisonnement selon les perspectives de l’espace et du temps, exigé par le PFEQ.
Dans les années 2000, la réforme de l’école québécoise a souligné l’importance de l’acquisition de compétences, disciplinaires et transversales, chez les élèves, et la nécessité de sensibiliser ces derniers à la dimension culturelle des apprentissages. Au même moment, le ministère de l’Éducation a publié un document consacré à la professionnalisation des futurs enseignants décrivant douze compétences professionnelles à acquérir par ceux-ci, parmi lesquelles celle du maître cultivé, héritier, critique et interprète d’objets de savoirs et de culture (La formation à l’enseignement, 2001). Depuis lors, la diversité ethnoculturelle croissante des milieux éducatifs a suscité chez certains une réflexion sur la nécessité de développer chez les enseignants une compétence interculturelle.
Comment les universités se sont-elles saisies de la formation culturelle des futurs enseignants? Comment l’approche culturelle se traduit-elle dans les programmes universitaires de formation initiale qui préparent tant à l’enseignement primaire qu’à l’enseignement secondaire? Quelles actions pédagogiques ont été prises pour soutenir l’appropriation de ressources culturelles, la prise en compte et le développement d’une réflexion sur les pratiques culturelles des étudiants? La culture est-elle devenue désormais une compétence? Telles sont quelques-unes des questions auxquelles ce colloque tentera d’apporter des réponses.
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