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FRBRisation et perspectives d’épaississement sémantique des catalogues des bibliothèques par les données ouvertes : de réels avantages pour les usagers et les collections des bibliothèques?

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Antoine Henry : Aix-Marseille Université

Résumé de la communication

L’objectif du programme « Transition bibliographique », initié par la BnF et l’ABES et qui implique l’ensemble des bibliothèques municipales, universitaires et de recherches, est d’exposer les catalogues des bibliothèques dans le web de données pour répondre à l’évolution des usages des internautes, en structurant les données selon le modèle FRBR pour se rapprocher du nouveau code de catalogage Resource, Description and Access (RDA). Cette transition vise délibérément à abandonner la logique des documents et à la substituer à celle d’œuvres autour desquelles s’agrégeront données catalographiques et données d’autorité sur des personnes, des organisations, des concepts, des évènements que pourvoiront, à partir de leurs entrepôts de données les deux institutions de référence. Cette transformation majeure n’est pas sans conséquence pour les bibliothèques, « lieux du savoir » construits comme des « espaces de cohérence » autour de collections principalement physiques que le catalogue informatisé transpose pour en améliorer l’accès.

Résumé du colloque

Le sujet de ce colloque porte sur les méthodes et stratégies de gestion de l'information par les organisations dans un contexte de production de données massives (big data). Nombreuses sont les organisations qui cherchent des méthodes, stratégies afin de « faire parler » ces données et ainsi orienter leurs stratégies, leurs prise de décision, etc. Les big data fascinent du fait des potentialités qu’elles laissent entrevoir en terme de performance organisationnelle. Cependant, cela soulève des enjeux techniques, méthodologiques, organisationnels, communicationnels et éthiques auxquels il faut réfléchir. Face à l’accumulation de données massives en milieu organisationnel, l’approche privilégiée pour en tirer un sens est celle de l’analyse quantitative en vue de s’en servir pour la prise de décision. Ceci conduit à l’idée dangereuse que des données statistiques seraient plus utiles et objectives et contribueraient à rendre les organisations plus efficaces et rentables. Toutefois, cette accumulation de données chiffrées analysées statistiquement est limitée par l’absence d’un contexte significatif riche, qui pour sa part est généré par une accumulation d’éléments non chiffrés, non quantifiables, non structurés et donc difficilement mesurables, de type socio-culturel (thick data), qui doivent être étudiés par une analyse qualitative. Cette rencontre entre les big data et les thick data peut générer l’information actionnable et compléter la perspective qu’une organisation doit avoir de son environnement et l’aider à mieux orienter ses voies d’action. La gestion des données massives n’est pas uniquement une question d’outils mais de stratégies et cela nécessite qu’une réflexion soit menée sur les stratégies et méthodes mises en œuvre par les organisations pour traiter, visualiser et « faire sens » de leurs données afin de pouvoir agir.

Contexte

section icon Thème du congrès 2017 (85e édition) :
Vers de nouveaux sommets
section icon Date : 11 mai 2017

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