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Anthony Pothier Champagne : UQTR- Université du Québec à Trois-Rivières
L’épisode El Niño 2009-2010 a provoqué une sécheresse hydrologique extrême exceptionnelle au Québec pendant la période végétative d’avril à septembre 2010. L’objectif de cette étude est d’analyser l’influence des modes de gestion des barrages sur les caractéristiques (intensité, fréquence et durée) de la sécheresse par rapport à celles observées en rivières naturelles. En fonction de ses impacts potentiels sur les habitats du poisson, on a défini trois niveaux d’intensité de cette sécheresse. En aval de quatre barrages analysés, la fréquence et la durée de la sécheresse hydrologique d’intensité de niveau I (diminution significatif du volume des habitats du poisson) étaient inférieures à celles observées en rivières naturelles. Les intensités des niveaux II (fragmentation spatiale des habitats en raison de l’apparition de l’écoulement temporaire) et III (disparition des habitats en raison de l’assèchement des lits mineurs) ont été observées seulement en aval de deux barrages (réservoir Gouin et barrage Matawin) caractérisés par un mode de gestion de type «inversion».
S’adapter aux risques naturels
L’Université des Nations unies pour l’environnement et la sécurité humaine (UNU-EHS) et l’Alliance Development Works ont défini un indice mondial de risque : le World Risk Index (WRI). Cet indice définit le risque comme l’interaction entre un risque naturel et la vulnérabilité humaine d’une collectivité donnée. Il traduit le degré d’exposition humaine aux risques liés aux catastrophes naturelles et englobe de nombreux paramètres, dont les stratégies d’adaptation aux conséquences négatives probables des catastrophes naturelles et des changements climatiques. Les inondations et la montée des eaux représentent la plus grande menace.
La National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) a démontré que la région nord-est des États-Unis a connu un accroissement de l’ampleur des inondations de 76 % au cours des dernières années. Elle prévoit une augmentation de la fréquence des inondations à l’avenir. Celles du bassin du Richelieu en 2011 sont un parfait avertissement. L’urgence d’une véritable politique d’adaptation des collectivités aux changements climatiques est posée.
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