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La critique de l’histoire chez Fontenelle et chez Diderot

BC

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Babette Chabout-Combaz : Université de Montréal

Résumé de la communication

La comparaison du Sur l’histoire de Fontenelle et de la Promenade du sceptique de Diderot, deux textes posthumes emblématiques de leur philosophie de l’histoire, met en relief de nombreux points communs entre les deux auteurs : l’importance de la méthode et de l’expérience, les thèmes de la politique et de la morale, la possibilité du progrès moral de l’être humain par la connaissance, la relation ambiguë au système, le recours à la fiction, mais aussi des divergences importantes : alors que Fontenelle ne croit ni à la dégénérescence de l’être humain, ni à l’impossibilité de dire le vrai (ou au moins le vraisemblable) en histoire, Diderot est quant à lui, dans cette œuvre de jeunesse, plus pessimiste, sans être pour autant résolument pyrrhoniste. Objet de philosophie durant toute leur vie, la critique de l’histoire s’inscrit pour Fontenelle et pour Diderot dans une critique de la moralité en religion et, surtout, dans l’établissement d’une théorie de la connaissance qui est illustrée dans ces deux textes.

Résumé du colloque

Preuve, témoignage et vérité : congrès annuel de la Société de philosophie du Québec

Toutes les connaissances développées au cours du temps sont le résultat du génie humain. Même si nous avons maintenant tendance à les tenir pour acquises, l’ensemble de nos vérités s’est constitué au cours d’un processus d’évaluation, de critique, de recherche et de raffinement sans lequel aucune d’entre elles n’aurait pu voir le jour.

Au centre de ce processus se trouvent la preuve et le témoignage, deux notions qui jouent un rôle décisif dans l’établissement des vérités au centre de la connaissance. La vérité dépend en effet des critères que nous avons pour distinguer le vrai du faux, et parmi ces critères, la preuve et le témoignage sont constamment invoqués à l’appui des affirmations que nous faisons dans les différentes disciplines du savoir humain. Cela signifie en bref que, sans témoignages ni preuves, la vérité confine à la fiction.

Réfléchir aux notions de preuve et de témoignage, c’est ainsi faire une contribution essentielle à l’avancement des connaissances en fournissant une compréhension accrue et raffinée des critères de la science. Distinguer un témoignage valable d’un témoignage suspicieux ou insuffisant, une preuve fiable d’une preuve invalide ou incomplète, fournit aux savants une meilleure compréhension de la vérité et des manières d’y parvenir.

Contexte

section icon Thème du congrès 2017 (85e édition) :
Vers de nouveaux sommets
section icon Date : 11 mai 2017

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