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La distribution des ressources entre la ville-centre et les arrondissements

JM

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Jean-Philippe Meloche : Université de Montréal

Résumé de la communication

La structure de gouvernance de la Ville de Montréal est singulière. Avec ses 19 arrondissements gouvernés par des conseillers et un maire élus au suffrage universel et ayant droit à une certaine autonomie budgétaire, Montréal apparaît comme l’une des grandes villes les plus décentralisées d’Amérique, voire du monde occidental. Le désir de centralisation exprimé plus ou moins ouvertement par l’administration centrale et le maire de la Ville donne toutefois l’impression que cette structure est en proie à de perpétuelles mutations. D’où origine cette organisation administrative décentralisée ? Quel est le partage des responsabilités entre la ville centrale et les arrondissements ? Quels sont les motivations pour (re)centraliser certains pouvoirs ? Pour répondre à ces questions, cette communication propose d’abord un survol des événements ayant contribué à la construction du caractère spécifique de la Ville sur le plan politique et administratif. À partir d’une étude menée dans le cadre de la réforme sur le financement des arrondissements de Montréal implantée en 2014, quelques éléments seront présentés pour démêler les responsabilités imputées à chacun des paliers administratifs et mettre en évidence certains enjeux de gouvernance propres à ce contexte de gestion décentralisée.

Résumé du colloque

Montréal constitue un véritable laboratoire de recherche sur la ville. En cette année de son 375e anniversaire, ce colloque, organisé par le Centre de recherche sur la ville, antenne Université du Québec à Montréal (UQAM) du Réseau Villes Régions Monde, y est entièrement consacré. Il porte plus spécifiquement sur les mutations que cette ville a connues au cours des 15 dernières années, en mettant l’accent sur quatre grandes thématiques. 1) La gouvernance urbaine qui renvoie aux changements suivants : la création de la Communauté métropolitaine de Montréal; la fusion et la défusion partielle des municipalités de l’île de Montréal; la création de 19 arrondissements; la mise sur pied de l’Office de consultation publique de Montréal; l’implication de la société civile dans de nouveaux dossiers et le statut de métropole octroyé par le gouvernement du Québec. 2) La composition sociale qui continue à se modifier par l’enrichissement des uns et la précarisation des autres; par l’arrivée de nombreux immigrants dont les origines nationales diffèrent de celles des plus anciens; par le vieillissement de la population et par la présence de nouvelles familles avec enfants. 3) L’aménagement du territoire qui a été caractérisé par l’adoption d’un plan métropolitain d’aménagement et de développement, d’un schéma d’aménagement et de développement d’agglomération et d’un plan d’urbanisme; mais aussi par de grands projets qui ont ou auront un impact important sur leur milieu, comme celui du Réseau électrique métropolitain; et par un développement immobilier fortement marqué par la copropriété, qui n’est pas sans lien avec l’embourgeoisement. Et 4) La ville « intelligente et innovante », qui fait l’objet d’un plan d’action municipal et qui donne lieu à des stratégies de marque (brandings) comme celui du Quartier de l’innovation. Ce colloque vise à étayer ces multiples mutations, à relever les enjeux et défis qu’elles soulèvent et à susciter des discussions sur l’avenir de Montréal.

Contexte

section icon Thème du congrès 2017 (85e édition) :
Vers de nouveaux sommets
section icon Date : 11 mai 2017

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