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Aziz Rasmy : Université Mohammed V de Rabat
La mise en place d’un nouveau système de formation supérieure au Maroc (LMD) met en avant une nouvelle dynamique dans l’offre de la formation et l’adoption du principe de l’évaluation de la qualité de l’enseignement. Le succès de ces transformations repose sur les capacités des universités à s’adapter à leurs nouvelles missions et à relever les défis relatifs à l’évaluation de la qualité de la formation (CSEFRS, 2015). Cependant, les acteurs universitaires marocains reconnaissent certaines difficultés liées à l’implication des enseignants dans le processus d’élaboration et de la mise en place d’une politique d’évaluation de l’enseignement que l’on veut fiable et rigoureuse (Gougou, 2011). En effet, ce type de changement dans les universités marocaines est susceptible d’engendrer la crainte chez les enseignants, soulever des questions à l’égard de leur autonomie professionnelle et leur capacité d’appropriation des nouvelles pratiques (Gourou, 2011). Ainsi, l’objectif de cette recherche est de connaître la perception des enseignants du supérieur à l’égard de la mise en place d’une politique d’évaluation de l’enseignement supérieur. La méthodologie définie pour la présente recherche est celle l’enquête par questionnaire auprès des enseignants du supérieur (n=34). Les résultats de cette recherche permettront de ressortir le point de vue des enseignants et les défis à surmonter lors d’une éventuelle mise en place d’une politique d’évaluation de l’enseignement supérieur au Maroc.
Le monde change, le domaine de l’éducation aussi. Innover pour former des apprenants compétents et cultivés afin de contribuer au développement de la société et de s’adapter aux enjeux de l’internationalisation du savoir est un sujet de plus en plus débattu dans les instances universitaires et scolaires. Des réformes, changements et innovations deviennent essentiels pour améliorer la qualité des systèmes d’éducation, de l’enseignement supérieur et des établissements d’enseignement de par le monde (OCDE, 2015). Par conséquent, les systèmes d’éducation, de formation et les établissements d’enseignement se transforment en épicentre de créativité scientifique, managériale, technologique, didactique et pédagogique (AUCC, 2015).
Une des opérationnalisations de cette créativité est l’élaboration de plus en plus fréquente de modes de gestion et de curriculum innovants. L’approche par compétences, l’approche-programme, la formation hybride, la professionnalisation de la formation des enseignants et des gestionnaires d’établissements d’enseignement, la gouvernance axée sur les résultats, la décentralisation, la reddition des comptes, le leadership participatif, l’inclusion de la diversité, le processus de Bologne, le système LMD, les référentiels de compétences professionnelles et l’intégration des apprentissages des apprenants représentent quelques paradigmes autour desquels ces changements s’articulent (Djédjé, 2016). Les réformes, changements et innovations en éducation, formation et gouvernance scolaire sont des questions axiologiques, d'adhésion à des valeurs qui doivent être partagées entre les acteurs concernés. Ils appellent un contexte d’adaptation entraînant une déstabilisation et des résistances chez les acteurs concernés (Fullan, 2011; Kozanitis, 2015).
Afin de discuter sur les enjeux et défis des réformes, changements et innovations en éducation-formation (E-F) et en gouvernance scolaire (GS) au Québec et à l’étranger, ce colloque propose de débattre des trois thématiques suivantes :
1. Évolution des approches :
– Trajectoire de la problématique des réformes (R), changements (C) et innovations (I) en E-F et GS à travers l’histoire.
– Quels sont les thèmes récurrents?
– Cadres conceptuels et méthodologies utilisés pour discuter des R, des C et I en E-F et GS.
– Quelles sont les préoccupations actuelles?
2. Gestion des R, des C et des I en E-F et GS :
– Processus efficaces de conception, de mise en œuvre.
– Pratiques efficaces de gestion, d’évaluation et de leadership de changement.
– Compétences professionnelles nécessaires pour concevoir, mettre en œuvre et gérer les R, C et I en E-F et GS.
3. Analyse de l’appropriation des R, des C et des I en E-F et GS par les acteurs éducatifs :
– Processus efficaces d’appropriation.
– Influence des facteurs sociaux (école, famille, communauté), organisationnels (acteurs et publics de l’éducation, climat, etc.) et individuels (cognition, émotion, identité professionnelle, expérience, etc.) sur l’appropriation.
– Compréhension, adhésion, engagement et résistance des acteurs éducatifs.
Titre du colloque :