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L’activité d’appropriation des écrits de métier en formation professionnelle du secondaire par des élèves non diplômés

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Isabelle Rioux

Résumé de la communication

On retrouve, dans le discours social au Québec, présence d’une forte demande pour une hausse des compétences communicationnelles. En réponse à cette demande sociale, la formation professionnelle (FP) québécoise fait face à de nombreux défis en lien avec l’écrit. Notamment, une partie de sa population est composée d’adultes non diplômés dont le rapport particulier à l’écrit (Lahire, 1991; Balcou-Debusche, 2004) est susceptible de freiner la participation à la FP. Ce projet doctoral a pour objectif général de mieux comprendre l’activité d’appropriation des écrits de métier par des élèves non diplômés fréquentant la FP. La méthodologie envisagée est une étude de cas d’un programme de FP, choisi de concert avec les personnes intervenantes d’un centre de formation professionnelle, pour lequel la question de l’écrit semble poser défi auprès des élèves inscrits non diplômés. Ce projet de recherche doctoral est rendu possible grâce au financement du Fonds de recherche du Québec-Société et culture (FRQSC) et du Ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur (MÉES).

Résumé du colloque

Bien que les écrits professionnels soient cruciaux dans notre société et se situent au cœur des activités quotidiennes des travailleurs, un écart s’observe entre les attentes des employeurs et la capacité à communiquer par écrit des diplômés du postsecondaire (MELS et MESRST, 2013). Qu’on les nomme « écrits utilitaires » ou « écrits fonctionnels », ces textes ont pour but, entre autres, de transmettre un message d’information ou d’incitation à l’action (courriel, argumentaire de vente, manuel d’utilisateur, etc.) ou de reconstruire des pratiques (rapport d’intervention, rapport d’incident, notes d’évolution, etc.). Le scripteur, en dehors de l’exploitation du potentiel épistémique et heuristique de l’écriture (Blaser, Saussez et Bouhon, 2014), écrit pour être compris, avec une écriture de type communicationnel associée à l’accomplissement d’un mandat (Beaudet et Rey, 2012). Des enjeux socioéconomiques de différents ordres entrent en ligne de compte, et les acteurs concernés peuvent être tout aussi influents que nombreux. Les écrits professionnels servent alors, par exemple, à défendre une image professionnelle ou identitaire, à sceller une entente ou à soutenir une preuve à la cour. Conséquemment, il importe de former les futurs travailleurs à l’écriture professionnelle en tenant compte de ces enjeux et de contribuer de manière efficace au développement de la compétence à produire des écrits professionnels attendue dans l’exercice d’un métier ou d’une profession (Pelletier et Lachapelle, 2016). Qui plus est, il s’avère pertinent de se demander comment y parvenir dans un contexte où les difficultés des étudiants de niveau postsecondaire à produire les écrits demandés dans toutes les disciplines sont notables et en appellent à la nécessité de mesures de soutien (Donahue, 2008; Pollet, 2001; Thyrion, 2011). Les pratiques d’accompagnement devraient reposer sur la mise en place d’activités disciplinaires pertinentes, comportant des tâches qui s’inscrivent dans des contextes spécifiques et qui concernent différents types d’écrits. Il s’agirait en somme de « transformer la part langagière du travail en contenus didactiques » (Adami et André, 2012).

Contexte

section icon Thème du congrès 2017 (85e édition) :
Vers de nouveaux sommets
Discutant-e- de la session : Guillaume Lachapelle
section icon Date : 11 mai 2017

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