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Héctor Avila-Sánchez : Université National du Mexique
L'agriculture urbaine est associée aux interactions entre l'agriculture et la ville, la création d'emplois, la construction de la communauté, les services environnementaux, le contrôle de l'étalement urbain et la création de ceintures vertes, ainsi que la sécurité alimentaire. Son caractère multifonctionnel est mis en évidence. Selon les tendances structurelles qui façonnent le système alimentaire dans des pays comme le Mexique, les jardins urbains et les marchés alternatifs sont des expressions très significatives. Ils constituent un excellent moyen pour réduire l'écart physique, économique et social entre le producteur et le consommateur, tout en évitant les intermédiaires puissants. En plus de lier les acteurs sociaux et économiques dans le processus, ces pratiques sont également considérées comme génératrices de connaissances à propos des nouvelles façons de cultiver et de se nourrir. Cette communication présente le cas du Réseau mexicain des marchés biologiques. Celui-ci a comme mission d’agir comme centre de convergence des connaissances, et aussi, d’établir des règles et principes à appliquer dans les différents domaines de la production agroécologique rurale et urbaine, grâce à des instruments tels que la certification participative pour la production d'aliments exempts de produits chimiques. On analyse le discours du commerce équitable, la santé et l'environnement intégré des systèmes de production urbains et péri-urbains. Les outils de la recherche sont basés sur la théorie de l'acteur-réseau, par sa capacité à lier, l’espace, le pouvoir et la connaissance. La conceptualisation de collectifs hybrides formés par des acteurs humains et non-humains sont utiles pour surmonter les dualités conceptuelles comme rural/urbain ou société/nature.
Mots-clés : agriculture urbaine et périurbaine; connaissance alimentaire; espace alimentaire alternatif, marchés alternatifs, Théorie de l’acteur-réseau
La persistance d’espaces où se déroulent des activités liées à la terre en ville et dans sa périphérie n’est pas rare, mais est possiblement menacée par l’expansion urbaine. La multifonctionnalité des périphéries urbaines, incluant les espaces verts, a longtemps été tenue pour acquise, mais quelle est la tendance actuelle dans les métropoles du monde? Prend-on des mesures pour préserver cette multifonctionnalité et la diversité des modes de vie en milieu urbain et périurbain ou existe-t-il une tendance à une homogénéisation silencieuse qui passe inaperçue, mais qui convertit les espaces plus naturels en surfaces bétonnées et construites? Les ceintures vertes sont souvent une mesure pour préserver l’accès des urbains aux espaces verts à proximité, mais quelles sont les pressions exercées sur ces ceintures et quelle est la volonté exprimée par les décideurs et les citoyens pour préserver leur caractère naturel? Quel rôle peut jouer l’agriculture urbaine dans l’offre d’espaces naturels en ville? Comment cette volonté se traduit-elle en termes de politiques publiques? Des études de cas dans diverses villes au Québec et dans le reste du monde seront présentées afin de cerner les problèmes actuels de gestion de l’expansion urbaine et de s’inspirer des histoires à succès tendant vers le verdissement des villes.
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