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Le développement en réseau de programmes de cycles supérieurs à l’Université du Québec

JB

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Jean Bernatchez : UQAR - Université du Québec à Rimouski

Résumé de la communication

Entre 1989 et 2003, j’ai accompagné des équipes de professeurs de l’Université du Québec dans la création de programmes conjoints de cycles supérieurs. Deux raisons motivent alors ce type de développement. (1) La programmation de premier cycle est déjà en place et stabilisée, mais l’essor de la recherche commande un développement de la programmation aux cycles supérieurs. (2) L’Université du Québec est un réseau, aussi possède-t-elle les outils qui facilitent la constitution de masses critiques de professeurs, la création et la gestion de programmes conjoints. L’expérience est tentée avec succès dans les années 1970 avec la création de sept programmes réseau de premier cycle. Ces programmes sont ensuite offerts de façon autonome, parce que la concertation se présente alors comme une étape vers l’autonomie. Aux études de cycles supérieurs, la concertation est davantage un phénomène structurel. Le partage du leadership est une de ses caractéristiques, mais cette possibilité d’influer sur l’évolution du programme peut être variable et pondérée. L’Université du Québec invente alors un vocabulaire et des pratiques témoignant des nombreuses déclinaisons du modèle (programmes réseau, conjoints, en extension, en association). Dans ma communication, je présenterai et je mettrai en contexte ce phénomène.

Résumé du colloque

L’Université du Québec fêtera ses 50 ans en 2018-2019. Depuis sa création, les établissements d’enseignement et de recherche de ce réseau public unique au Canada ont une influence majeure sur la société québécoise, particulièrement dans les régions où ils sont implantés, aux quatre coins du Québec. Notre colloque s’inscrit dans la préparation d’un ouvrage présentant au grand public la contribution de l’Université du Québec à l’édification du Québec moderne. L’Université du Québec est à la fois une création institutionnelle et une communauté humaine qui s’est progressivement construite grâce aux efforts conjugués de ses acteurs, de ses actrices et de ses composantes. Elle constitue une innovation sociale majeure, issue de la Révolution tranquille, d’une vaste mobilisation de proximité et d’un élan pour l’enseignement supérieur qui s’est exprimé dès après la Seconde Guerre mondiale, aussi bien à Montréal qu’à Trois-Rivières, Chicoutimi et Rimouski. Un second déterminant historique de l’évolution de toutes les universités québécoises est le retournement idéologique amorcé dans les années 1980 qui s’est traduit par d’importantes réorientations de l’action publique, y compris dans le champ universitaire, vers une nouvelle centralité accordée à l’enjeu de son financement.

Les grands thèmes des communications qui composent le colloque sont autant de rubriques permettant de traiter des contributions de l’Université du Québec au développement du Québec, mais aussi des conditions sociopolitiques et institutionnelles qui les ont accélérées ou ralenties. Ces grands thèmes sont : le contexte social, économique, culturel et politique; les différents aspects du développement institutionnel; l’évolution du corps étudiant et de l’enseignement universitaire; la contribution de la recherche et de la création; l’institutionnalisation de nouveaux champs de savoirs; et enfin les divers autres aspects de la mission sociale de l’université, notamment les services aux collectivités, au Québec et sur la scène canadienne ou internationale.

Contexte

section icon Thème du congrès 2017 (85e édition) :
Vers de nouveaux sommets
section icon Date : 11 mai 2017

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