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Le maintien des femmes dans les métiers traditionnellement masculins : relevons le défi!

JC

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Judy Coulombe : Regroupement des groupes de femmes de la région de la Capitale-Nationale

Résumé de la communication

Le Regroupement des groupes de femmes de la région de la Capitale-Nationale est composé d’une quarantaine de groupes membres qui travaillent solidairement à la défense des droits et des intérêts des femmes ainsi qu’à l’amélioration de leurs conditions de vie. Depuis 1990, le RGF-CN porte les dossiers entourant la lutte à la pauvreté et à la violence, la santé des femmes et la place des femmes dans le développement local et régional.

Subventionné par Condition féminine Canada, le projet Le maintien des femmes dans les métiers traditionnellement masculins : Relevons le défi ! vise à développer une stratégie d’accompagnement pour entreprises afin de favoriser le maintien des femmes œuvrant dans des corps de métiers où les femmes représentent encore 33 % et moins de la main-d’œuvre.

Le processus d’évaluation des besoins mené en 2015-2016 a démontré que les obstacles rencontrés par les femmes dans les milieux majoritairement masculins sont multiples et forment ensemble un système complexe de discrimination et d’inégalités qui ne résulte pas de contextes organisationnels isolés, mais sont plutôt le fruit de préjugés et de constructions sociales qui touchent toute notre société.

En 2017-2018, le projet se poursuit par la mise en œuvre d’un pilote au sein d’entreprises de la région et dont les leçons apprises permettront d’outiller les entreprises de toutes tailles qui veulent améliorer leur gestion de la mixité et les conditions de travail offertes à leurs employés, femmes et hommes.

Résumé du colloque

Les avancées en faveur de l’égalité ont permis aux femmes de s’insérer dans le marché du travail et de progresser dans certains emplois historiquement masculins. Or, le parcours des femmes dans certains de ces métiers et professions est toujours complexe. Des statistiques montrent les écarts persistant entre les femmes et les hommes. Par exemple, seulement 27 % des effectifs étudiants au baccalauréat en génie civil étaient des femmes entre 1999 et 2005, et celles-ci ne représentaient en 2013-2014 que 13,6 % des membres de l’Ordre des ingénieurs du Québec (Sévigny et Deschênes, s.d.). Même dans les secteurs marqués par la féminisation de la main-d’œuvre, des écarts sont présents. Alors qu’elles constituent 62 % des étudiants et étudiantes dans les facultés de médecine (Collège des médecins du Québec, 2013), les femmes médecins sont très présentes dans certaines spécialités (52 % en gériatrie, 51 % en pédiatrie et 45 % en dermatologie) mais largement sous-représentées dans d’autres (8 % en chirurgie cardiaque, 10 % en neurochirurgie, 11 % en chirurgie orthopédique et 13 % en urologie).

Les recherches déjà réalisées ciblent certains éléments pour expliquer ces constats. Les femmes se sentent marginalisées et dévaluées comparativement à leurs collègues masculins (Fotaki, 2013). Elles subissent toujours des effets négatifs associés à la maternité et à la conciliation travail-famille (Carvajal et coll., 2012; Evers et Sieverding, 2014; Schroeder et coll., 2013; Sheltzer et Smith, 2014; Van den Brink, 2011). Elles expriment le besoin de mettre en place des politiques et mécanismes de soutien tels que des garderies ou des programmes de mentorat (Muhlenruch et Jochimsen, 2013; Pereira, 2014).

Ce colloque propose de faire le point sur les facteurs liés à la progression et à la rétention des femmes dans des métiers et professions traditionnellement réservés aux hommes au Québec afin de définir les enjeux persistants ainsi que les pratiques porteuses pour les changements organisationnels et sectoriels.

Contexte

section icon Thème du congrès 2017 (85e édition) :
Vers de nouveaux sommets
section icon Date : 11 mai 2017

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