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Le revenu minimum garanti et le salaire minimum à 15$ l’heure comme solution à la problématique des travailleurs et travailleuses pauvres

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Martine Faucher Farley : Université du Québec à Trois-Rivières

Résumé de la communication

Le marché du travail ne permet plus de prévenir ou d’enrayer la pauvreté chez une certaine catégorie de travailleurs. Les programmes sociaux ne représentent pas un filet de sécurité suffisant pour sortir de la pauvreté et laisse un pourcentage de travailleurs sans aucune protection. Au regard de cette problématique des travailleurs pauvres, nous désirons évaluer deux solutions à savoir le revenu minimum garanti et le salaire minimum à 15$.

La question du revenu minimum garanti est de retour dans les débats publics. Ce moyen, qui permettrait de donner un revenu de base à tous les citoyens, serait, pour certains, un moyen efficace d’enrayer la pauvreté et de diminuer la bureaucratie lourde et complexe.

Suite aux luttes menées aux États-Unis, le Québec a emboité le pas afin de revendiquer une augmentation du salaire minimum à 15$ l’heure. L’implication de plusieurs centrales syndicales et de plusieurs organismes communautaires démontre l’importance que pourrait avoir cette mesure dans la lutte à la pauvreté de certains travailleurs. Pourtant, plusieurs économistes et propriétaires d’entreprises mettent en garde contre les conséquences possiblement néfastes sur le marché de l’emploi.

Nous voulons, dans un premier temps, faire une revue des connaissances actuelles sur la problématique qui nous concerne. Dans un deuxième temps, notre travail analyse les conséquences sociales et économiques qu’impliquent le revenu minimum garanti et le salaire minimum à 15$.

Résumé du colloque

Ce colloque aborde l’objet de recherche qui oriente le GIREPS depuis sa fondation : « le travail qui rend pauvre ». Plus spécifiquement, ce colloque sera l’occasion de présenter une réflexion transversale sur la production de travailleurs et travailleuses pauvres, et l’« injonction » de travailler qui les mobilise. À cet effet, nous proposons d’analyser le phénomène des travailleurs et travailleuses pauvres dans ses interfaces avec les transformations de l’action publique et des politiques sociales, d’une part, et les mutations du travail, les conditions d’emploi et les luttes sociales, d’autre part.

Trois axes structurent ce colloque et feront l’objet d’introductions spécifiques, puis de communications ou de tables rondes. À travers le premier axe, nous nous intéresserons aux effets des politiques sociales sur les mutations du travail et de l’emploi, et la précarisation. À cet égard, le colloque accueillera des réflexions sur les réformes au régime d’assurance-emploi, mais également sur la transformation de l’assistance sociale ou sur toute autre politique ayant des incidences sur les travailleurs et travailleuses à bas salaire (revenu minimum garanti, chèque emploi-service, réglementation concernant UBER). Le deuxième axe abordera plus spécifiquement les différents régimes d’exploitation qui se mettent en place actuellement et proposera de les problématiser en termes d’imbrication des rapports sociaux. Il sera l’occasion d’expliciter la construction institutionnelle de régimes de travail contraint réservés à des travailleurs immigrants permanents et migrants temporaires, puis de revenir sur des enjeux de définition du travail et de mettre notamment en évidence les apports spécifiques des critiques féministes dans l’analyse des processus en cours à travers des réalités encore peu étudiées. Le débat sur les stages non rémunérés en milieu de travail sera abordé dans le cadre d’une table ronde. Enfin, le troisième axe de ce colloque cherchera à proposer des réflexions sur les modes de résistance et les luttes collectives dans le contexte actuel de précarisation des marchés du travail en analysant les actions se déployant à la marge du salariat classique ainsi que l’action collective dans le secteur public et dans le milieu communautaire.

Ce colloque vise à contribuer à l’avancement des connaissances sur les travailleurs et travailleuses pauvres dans une perspective pluridisciplinaire. En se saisissant de cet objet de recherche à partir des méthodes et des cadres théoriques provenant de différentes disciplines des sciences sociales (sociologie, études féministes, sciences juridiques, relations industrielles), l’objectif sera non seulement de croiser les savoirs produits sur trois thèmes particuliers (politique sociale et travailleurs et travailleuses pauvres, régimes d’exploitation et action collective), mais également de proposer une réflexion autour des enjeux actuels touchant les travailleurs et travailleuses au bas de l’échelle.

Contexte

section icon Thème du congrès 2017 (85e édition) :
Vers de nouveaux sommets
section icon Date : 11 mai 2017

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