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Les femmes inspectrices : enjeux, défis et pistes de solution liés à leur cheminement de carrière

SB

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Sophie Brière : Université Laval

Résumé de la communication

La réalité des femmes qui œuvrent dans le secteur de l’inspection demeure méconnue. Celles-ci sont pourtant appelées à intervenir dans une panoplie de secteurs de l’économie. L’impact de leur travail sur la santé publique et sur la sécurité au travail est considérable. Il s’agit d’un métier pour lequel subsiste plusieurs a priori et stéréotypes liés au genre. L’étude de la progression et de la rétention des femmes inspectrices a permis de mieux cerner les enjeux et défis liés à ce métier et de faire des découvertes intéressantes sur les stratégies et pratiques mises en place afin de permettre aux femmes de se maintenir dans ce domaine et d’apprécier dans l’ensemble la carrière qu’elles réalisent dans ce secteur.

Les professeurs Sophie Brière et Pierre-Sébastien Fournier, de concert avec des intervenantes du milieu, présenteront les principaux constats qui se dégagent des entrevues menées auprès d’une cinquantaine de femmes travaillant dans le secteur de l’inspection, ainsi que les mesures à préconiser pour favoriser leur rétention et leur progression. La communication sera complétée par une discussion avec des inspectrices, quant à leur réalité professionnelle.

Résumé du colloque

Les avancées en faveur de l’égalité ont permis aux femmes de s’insérer dans le marché du travail et de progresser dans certains emplois historiquement masculins. Or, le parcours des femmes dans certains de ces métiers et professions est toujours complexe. Des statistiques montrent les écarts persistant entre les femmes et les hommes. Par exemple, seulement 27 % des effectifs étudiants au baccalauréat en génie civil étaient des femmes entre 1999 et 2005, et celles-ci ne représentaient en 2013-2014 que 13,6 % des membres de l’Ordre des ingénieurs du Québec (Sévigny et Deschênes, s.d.). Même dans les secteurs marqués par la féminisation de la main-d’œuvre, des écarts sont présents. Alors qu’elles constituent 62 % des étudiants et étudiantes dans les facultés de médecine (Collège des médecins du Québec, 2013), les femmes médecins sont très présentes dans certaines spécialités (52 % en gériatrie, 51 % en pédiatrie et 45 % en dermatologie) mais largement sous-représentées dans d’autres (8 % en chirurgie cardiaque, 10 % en neurochirurgie, 11 % en chirurgie orthopédique et 13 % en urologie).

Les recherches déjà réalisées ciblent certains éléments pour expliquer ces constats. Les femmes se sentent marginalisées et dévaluées comparativement à leurs collègues masculins (Fotaki, 2013). Elles subissent toujours des effets négatifs associés à la maternité et à la conciliation travail-famille (Carvajal et coll., 2012; Evers et Sieverding, 2014; Schroeder et coll., 2013; Sheltzer et Smith, 2014; Van den Brink, 2011). Elles expriment le besoin de mettre en place des politiques et mécanismes de soutien tels que des garderies ou des programmes de mentorat (Muhlenruch et Jochimsen, 2013; Pereira, 2014).

Ce colloque propose de faire le point sur les facteurs liés à la progression et à la rétention des femmes dans des métiers et professions traditionnellement réservés aux hommes au Québec afin de définir les enjeux persistants ainsi que les pratiques porteuses pour les changements organisationnels et sectoriels.

Contexte

section icon Thème du congrès 2017 (85e édition) :
Vers de nouveaux sommets
section icon Date : 11 mai 2017

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