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Les Nations Unies face aux données massives (big data) : comment utiliser les nouvelles sources de données pour optimiser les programmes de développement des organisations internationales

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Christelle Cazabat : Programme des Nations Unies pour le Developpement

Résumé de la communication

Cette proposition de communication vise à analyser le potentiel des nouvelles sources de données, telles que les données massives ou big data, pour l’élaboration, la mise en œuvre et le suivi de programmes de développement par les organisations internationales comme les Nations Unies. A partir d’études de cas fondées sur des innovations déjà appliquées par des organisations internationales, l’objectif de cette analyse est d’estimer le potentiel des nouvelles sources de données à contribuer au programme mondial pour 2030 et aux objectifs de développement durable. Dans un domaine comme celui du développement où les ressources sont particulièrement précieuses et limitées, un investissement financier et humain tel que le nécessiterait la généralisation de l’utilisation du big data par les organisations internationales doit être murement réfléchi. A ce jour, seules quelques initiatives pilotes ont été mises en œuvre. La plupart d’entre elles ont été réalisées en partenariat avec le secteur privé, dans le cadre de stratégies de responsabilité sociale des entreprises. Elles semblent prometteuses, avec des impacts plus importants que des initiatives similaires utilisant des méthodes traditionnelles et des coûts moins élevés. Mais des questions sur la sécurité des données, l’éthique, la règlementation, les problèmes techniques, la représentativité des données et leurs avantages réels pour le développement doivent être étudiées avant d’étendre davantage ces nouvelles méthodes.

Résumé du colloque

Le sujet de ce colloque porte sur les méthodes et stratégies de gestion de l'information par les organisations dans un contexte de production de données massives (big data). Nombreuses sont les organisations qui cherchent des méthodes, stratégies afin de « faire parler » ces données et ainsi orienter leurs stratégies, leurs prise de décision, etc. Les big data fascinent du fait des potentialités qu’elles laissent entrevoir en terme de performance organisationnelle. Cependant, cela soulève des enjeux techniques, méthodologiques, organisationnels, communicationnels et éthiques auxquels il faut réfléchir. Face à l’accumulation de données massives en milieu organisationnel, l’approche privilégiée pour en tirer un sens est celle de l’analyse quantitative en vue de s’en servir pour la prise de décision. Ceci conduit à l’idée dangereuse que des données statistiques seraient plus utiles et objectives et contribueraient à rendre les organisations plus efficaces et rentables. Toutefois, cette accumulation de données chiffrées analysées statistiquement est limitée par l’absence d’un contexte significatif riche, qui pour sa part est généré par une accumulation d’éléments non chiffrés, non quantifiables, non structurés et donc difficilement mesurables, de type socio-culturel (thick data), qui doivent être étudiés par une analyse qualitative. Cette rencontre entre les big data et les thick data peut générer l’information actionnable et compléter la perspective qu’une organisation doit avoir de son environnement et l’aider à mieux orienter ses voies d’action. La gestion des données massives n’est pas uniquement une question d’outils mais de stratégies et cela nécessite qu’une réflexion soit menée sur les stratégies et méthodes mises en œuvre par les organisations pour traiter, visualiser et « faire sens » de leurs données afin de pouvoir agir.

Contexte

section icon Thème du congrès 2017 (85e édition) :
Vers de nouveaux sommets
section icon Date : 11 mai 2017

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