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Annick Germain : INRS - Institut national de la recherche scientifique
Il y a 30 ans les immigrants montréalais s’installaient dans des quartiers ethniques et avaient des taux de réussite économique et d’accès à la propriété nettement supérieurs à ceux des natifs. Le tableau est aujourd’hui bien différent, alors que les immigrants actuels sont plus dispersés que leurs prédécesseurs et sont plus scolarisés que les natifs (et que leurs prédécesseurs). Malgré leurs difficultés d’insertion en emploi, ils n’en contribuent pas moins à la vitalité retrouvée de la ville centrale qui renoue grâce à eux avec la croissance démographique, et à son internationalisation par le bas. Ils stimulent sa nouvelle urbanité et son cosmopolitisme… tout en cristallisant les anxiétés suscitées par la conjoncture internationale, et notamment par les radicalisations. Dans cette communication, on explorera particulièrement la face urbaine de ces paradoxes qui singularisent l’immigration montréalaise au point de la rendre unique, en repartant d’un portrait dressé dans les années 1995 pour saisir les axes du Montréal multiethnique 20 ans plus tard.
Montréal constitue un véritable laboratoire de recherche sur la ville. En cette année de son 375e anniversaire, ce colloque, organisé par le Centre de recherche sur la ville, antenne Université du Québec à Montréal (UQAM) du Réseau Villes Régions Monde, y est entièrement consacré. Il porte plus spécifiquement sur les mutations que cette ville a connues au cours des 15 dernières années, en mettant l’accent sur quatre grandes thématiques. 1) La gouvernance urbaine qui renvoie aux changements suivants : la création de la Communauté métropolitaine de Montréal; la fusion et la défusion partielle des municipalités de l’île de Montréal; la création de 19 arrondissements; la mise sur pied de l’Office de consultation publique de Montréal; l’implication de la société civile dans de nouveaux dossiers et le statut de métropole octroyé par le gouvernement du Québec. 2) La composition sociale qui continue à se modifier par l’enrichissement des uns et la précarisation des autres; par l’arrivée de nombreux immigrants dont les origines nationales diffèrent de celles des plus anciens; par le vieillissement de la population et par la présence de nouvelles familles avec enfants. 3) L’aménagement du territoire qui a été caractérisé par l’adoption d’un plan métropolitain d’aménagement et de développement, d’un schéma d’aménagement et de développement d’agglomération et d’un plan d’urbanisme; mais aussi par de grands projets qui ont ou auront un impact important sur leur milieu, comme celui du Réseau électrique métropolitain; et par un développement immobilier fortement marqué par la copropriété, qui n’est pas sans lien avec l’embourgeoisement. Et 4) La ville « intelligente et innovante », qui fait l’objet d’un plan d’action municipal et qui donne lieu à des stratégies de marque (brandings) comme celui du Quartier de l’innovation. Ce colloque vise à étayer ces multiples mutations, à relever les enjeux et défis qu’elles soulèvent et à susciter des discussions sur l’avenir de Montréal.
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