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L’incommensurabilité interprétée : Kuhn et Feyerabend

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Louis-Étienne Villeneuve : UQTR- Université du Québec à Trois-Rivières

Résumé de la communication

Cette communication se veut une critique du concept d’incommensurabilité, critique qui est construite à partir de propositions soumises par Kuhn et Feyerabend eux-mêmes dans leurs travaux respectifs. L’argumentation se divise en deux temps. D’abord, le concept est analysé selon ses différents niveaux d’applications (langage, cadres mentaux, observation), dans l’objectif de mieux identifier les problèmes que celui-ci soulève pour le choix des théories/paradigmes rivaux. Ensuite se trouvent étudiées certaines pistes de réponses à ces problèmes qu’ont eux-mêmes fournis les deux philosophes dans leur démonstration (partage de caractéristiques neurophysiologiques et de bases langagières communes, instrumentalisme des résultats empiriques, possibilité de traduction et de compréhension interne des théories/paradigmes concurrents). En partant de ces éléments, il devient possible, comme il est défendu ici, de remettre en question la portée réelle du concept d’incommensurabilité pour la philosophie de la science, tout comme pour l’activité scientifique en général.

Résumé du colloque

Preuve, témoignage et vérité : congrès annuel de la Société de philosophie du Québec

Toutes les connaissances développées au cours du temps sont le résultat du génie humain. Même si nous avons maintenant tendance à les tenir pour acquises, l’ensemble de nos vérités s’est constitué au cours d’un processus d’évaluation, de critique, de recherche et de raffinement sans lequel aucune d’entre elles n’aurait pu voir le jour.

Au centre de ce processus se trouvent la preuve et le témoignage, deux notions qui jouent un rôle décisif dans l’établissement des vérités au centre de la connaissance. La vérité dépend en effet des critères que nous avons pour distinguer le vrai du faux, et parmi ces critères, la preuve et le témoignage sont constamment invoqués à l’appui des affirmations que nous faisons dans les différentes disciplines du savoir humain. Cela signifie en bref que, sans témoignages ni preuves, la vérité confine à la fiction.

Réfléchir aux notions de preuve et de témoignage, c’est ainsi faire une contribution essentielle à l’avancement des connaissances en fournissant une compréhension accrue et raffinée des critères de la science. Distinguer un témoignage valable d’un témoignage suspicieux ou insuffisant, une preuve fiable d’une preuve invalide ou incomplète, fournit aux savants une meilleure compréhension de la vérité et des manières d’y parvenir.

Contexte

section icon Thème du congrès 2017 (85e édition) :
Vers de nouveaux sommets
section icon Date : 11 mai 2017

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