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Perspectives d’avenir : utiliser l’histoire pour faire une place aux communautés anglophones du Québec à l’ère de la loi 101

PZ

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Paul Zanazanian : Université McGill

Résumé de la communication

Quarante ans après l’adoption de la loi 101, la communauté historique des anglophones du Québec s’adapte toujours à son nouveau statut de minorité au sein de la province. À ce jour, l’institutionnalisation des lois linguistiques québécoises est au coeur des nombreux défis que connaît la communauté sur le plan de sa vitalité, avec sa démographie déclinante et ses institutions affaiblies jouant des rôles clés. Tandis que le Québec d’expression anglaise cherche actuellement des moyens de renforcer sa position sociale, tout en étant plus soucieux de rassembler sa propre diversité, les mécanismes nécessaires pour nourrir un sentiment d’identité historique commune chez les anglophones restent à développer. Cet exposé a pour but de proposer un modèle de scénario ouvert, interactif et pratique – expressément conçu pour faire de la place au Québec anglophone dans l’ordre symbolique de l’État et dans le programme officiel d’histoire de la province. La structure de l’outil narratif est basée sur les résultats empiriques d’un projet de recherche financé par le CRSH portant sur la conscience historique des leaders et des organisateurs de cette communauté.

Résumé du colloque

La Charte de la langue française, couramment appelée loi 101, a joué un rôle fondamental dans l’évolution du Québec. Introduite en 1977, la loi décrète le français comme langue officielle de l’État et des tribunaux de la province, ainsi que la langue normale et habituelle au travail. La loi limite également l’accès aux écoles de langue anglaise et interdit l’usage de l’anglais sur l’affichage commercial.

Plusieurs francophones perçoivent cette loi comme un instrument puissant qui s’inscrit dans la suite logique de la Révolution tranquille. Le préambule de la Charte reconnaît l’importance de respecter la « communauté québécoise d’expression anglaise », mais de nombreux anglophones craignent que la Charte entraîne leur exclusion sociale, économique et politique.

Les chercheurs tracent un bilan partagé des effets de la Charte sur les anglophones. Après la Charte, l’émigration anglophone s’accélère et il y a un déclin des écoles de langue anglaise. Cela dit, les inégalités socioéconomiques entre anglophones et francophones diminuent. Certains chercheurs affirment que les lois linguistiques au Québec ont permis aux anglophones de se redéfinir : ils se perçoivent moins comme une partie de la majorité linguistique du Canada et davantage comme une minorité au Québec. En réaction à la loi 101, les anglophones créent de nouvelles associations. De plus, la Charte fait en sorte que les jeunes anglo-québécois n’ont jamais été aussi bilingues et multilingues qu’ils le sont maintenant. Cela facilite ainsi leur participation économique, culturelle et civique à la société québécoise.

Notre colloque multidisciplinaire abordera les questions légales, démographiques, socioéconomiques, politiques, institutionnelles et culturelles liées aux incidences de la loi 101 sur la communauté d’expression anglaise au Québec (CEAQ) au cours des 40 dernières années.

Contexte

section icon Thème du congrès 2017 (85e édition) :
Vers de nouveaux sommets
section icon Date : 11 mai 2017

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