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Michel C. Doré : UQAM - Université du Québec à Montréal
Depuis des décennies, les sociétés améliorent leurs connaissances des risques présents dans leur entourage. Ces connaissances ont servi à améliorer la sécurité et la qualité de vie des collectivités tout en contribuant au développement économique et social de ces milieux. Toutefois, de nombreux événements découlent de décisions et de comportements ne tenant pas compte des connaissances disponibles. Diverses raisons peuvent expliquer ces opportunités ratées. La communauté scientifique doit non seulement s’investir à toujours mieux connaître le risque, mais doit aussi s’attarder à l’utilisation optimale de ces connaissances et aux obstacles à une telle utilisation. Cette présentation abordera le cycle de gestion des risques de manière multidimensionnelle afin de pallier à certains des obstacles actuels à la gestion optimale du risque. Un cycle revu et corrigé permettrait d’assurer un suivi du cycle de vie de la connaissance du risque, de l’indentification de l’aléa et la connaissance du risque, jusqu’à l’évaluation des usages de ces connaissances dans l’amélioration de la résilience des collectivités. Bien que des éléments circonstanciels peuvent altérer la portée de la connaissance des risques, la communauté scientifique doit s’assurer de l’intégrité de sa gestion systémique des savoirs afin d’en maximiser les bénéfices.
S’adapter aux risques naturels
L’Université des Nations unies pour l’environnement et la sécurité humaine (UNU-EHS) et l’Alliance Development Works ont défini un indice mondial de risque : le World Risk Index (WRI). Cet indice définit le risque comme l’interaction entre un risque naturel et la vulnérabilité humaine d’une collectivité donnée. Il traduit le degré d’exposition humaine aux risques liés aux catastrophes naturelles et englobe de nombreux paramètres, dont les stratégies d’adaptation aux conséquences négatives probables des catastrophes naturelles et des changements climatiques. Les inondations et la montée des eaux représentent la plus grande menace.
La National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) a démontré que la région nord-est des États-Unis a connu un accroissement de l’ampleur des inondations de 76 % au cours des dernières années. Elle prévoit une augmentation de la fréquence des inondations à l’avenir. Celles du bassin du Richelieu en 2011 sont un parfait avertissement. L’urgence d’une véritable politique d’adaptation des collectivités aux changements climatiques est posée.
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