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Richard Shearmur : Université McGill
Depuis 2013 l’université McGill, ETS, et – plus récemment - Concordia ont lancé et promu l’idée du Quartier de l’Innovation, une zone centrée sur Griffintown qui serait à la fine pointe de l’innovation. Or, les contours de ce quartier sont flous. Il s’inspire des ‘Innovations Districts’ que l’on retrouve dans certaines villes Nord-Américaines, dont le principe semble être de concentrer en un lieu des bâtiments avec beaucoup d’espaces de partage, d’y placer des gens avec beaucoup de diplômes et parfois un peu d’imagination, et d’y observer l’innovation qui en émergerait. Or, il n’est pas évident que la simple co-localisation d’acteurs ou la disposition architecturale de bâtiments entraine des synergies menant à l’innovation, et il est difficile de savoir si la mise en place de tels quartiers sert principalement à dynamiser le foncier dans des zones en perte de vitesse ou à réellement apporter quelque chose à l’économie de la métropole. Partant, donc, du Quartier de l’Innovation, j’examine les fondements théoriques de tels quartiers. Je pose deux questions : dans quelle mesure Griffintown et ses environs peuvent être considérés comme un quartier plutôt que comme un assemblage de condominiums adjacent au centre-ville? Que veut-on dire par innovation lorsqu’on tente d’appliquer ce mot à une zone géographique?
Montréal constitue un véritable laboratoire de recherche sur la ville. En cette année de son 375e anniversaire, ce colloque, organisé par le Centre de recherche sur la ville, antenne Université du Québec à Montréal (UQAM) du Réseau Villes Régions Monde, y est entièrement consacré. Il porte plus spécifiquement sur les mutations que cette ville a connues au cours des 15 dernières années, en mettant l’accent sur quatre grandes thématiques. 1) La gouvernance urbaine qui renvoie aux changements suivants : la création de la Communauté métropolitaine de Montréal; la fusion et la défusion partielle des municipalités de l’île de Montréal; la création de 19 arrondissements; la mise sur pied de l’Office de consultation publique de Montréal; l’implication de la société civile dans de nouveaux dossiers et le statut de métropole octroyé par le gouvernement du Québec. 2) La composition sociale qui continue à se modifier par l’enrichissement des uns et la précarisation des autres; par l’arrivée de nombreux immigrants dont les origines nationales diffèrent de celles des plus anciens; par le vieillissement de la population et par la présence de nouvelles familles avec enfants. 3) L’aménagement du territoire qui a été caractérisé par l’adoption d’un plan métropolitain d’aménagement et de développement, d’un schéma d’aménagement et de développement d’agglomération et d’un plan d’urbanisme; mais aussi par de grands projets qui ont ou auront un impact important sur leur milieu, comme celui du Réseau électrique métropolitain; et par un développement immobilier fortement marqué par la copropriété, qui n’est pas sans lien avec l’embourgeoisement. Et 4) La ville « intelligente et innovante », qui fait l’objet d’un plan d’action municipal et qui donne lieu à des stratégies de marque (brandings) comme celui du Quartier de l’innovation. Ce colloque vise à étayer ces multiples mutations, à relever les enjeux et défis qu’elles soulèvent et à susciter des discussions sur l’avenir de Montréal.
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