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Question à Watson sur la sous-traitance technologique et la vigilance épistémique

DM

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David Montminy : Université de Montréal

Résumé de la communication

L'avènement des sciences computationnelles et des technologies de l’information (TI) pose bon nombre de problèmes pour la philosophie des sciences. Le cas de l’apprentissage-machine est particulièrement intéressant, car il réactualise certains débats sur la méthodologie scientifique et la valeur épistémique de diverses expériences et observations. Les innovations dans ce domaine amènent notamment un nouvel éclairage sur le débat entre l’inductivisme et le falsificationnisme (Allen 2001; Wheeler 2016), ainsi que sur l’universalité de certaines heuristiques remettant en question directement le domaine d’application du fameux rasoir d’Occam (Wolpert & Macready 1997 ; Lattimore & Hutter 2011). Que peut-on apprendre des TI sur les valeurs épistémiques de la science et sur ce qu’est une explication scientifique satisfaisante? Après avoir exposé les différentes facettes du débat, nous défendrons 1- la thèse de la vigilance épistémique suivante: l’audace dans la sous-traitance aux machines intelligentes n’est justifiée que si elle est couplée à une austérité correspondante dans l’analyse des différentes couches d’opacité épistémique (Lakatos 1970 ; Humphreys 2004). Par le fait même, nous défendrons, en filigrane, 2- la thèse du pluralisme méthodologique en mobilisant la condition de causalité de Markov (Drouet 2007 ; Willamson 2009 ; Rathmanner & Hutter 2011).

Résumé du colloque

Preuve, témoignage et vérité : congrès annuel de la Société de philosophie du Québec

Toutes les connaissances développées au cours du temps sont le résultat du génie humain. Même si nous avons maintenant tendance à les tenir pour acquises, l’ensemble de nos vérités s’est constitué au cours d’un processus d’évaluation, de critique, de recherche et de raffinement sans lequel aucune d’entre elles n’aurait pu voir le jour.

Au centre de ce processus se trouvent la preuve et le témoignage, deux notions qui jouent un rôle décisif dans l’établissement des vérités au centre de la connaissance. La vérité dépend en effet des critères que nous avons pour distinguer le vrai du faux, et parmi ces critères, la preuve et le témoignage sont constamment invoqués à l’appui des affirmations que nous faisons dans les différentes disciplines du savoir humain. Cela signifie en bref que, sans témoignages ni preuves, la vérité confine à la fiction.

Réfléchir aux notions de preuve et de témoignage, c’est ainsi faire une contribution essentielle à l’avancement des connaissances en fournissant une compréhension accrue et raffinée des critères de la science. Distinguer un témoignage valable d’un témoignage suspicieux ou insuffisant, une preuve fiable d’une preuve invalide ou incomplète, fournit aux savants une meilleure compréhension de la vérité et des manières d’y parvenir.

Contexte

section icon Thème du congrès 2017 (85e édition) :
Vers de nouveaux sommets
section icon Date : 11 mai 2017

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