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Réalisme, empirisme et explications multiples chez Kepler et Galilée

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Céline Riverin

Résumé de la communication

Cette présentation a pour objectif de comparer les rôles joués chez Kepler et Galilée par leur position réaliste au sein de leur processus logique de découverte et de justification. Le fait que ces deux artisans de la révolution astronomique aient été (tout comme Copernic) de fervents défenseurs du réalisme en astronomie, en opposition à l’approche instrumentaliste qui prévalait à l’époque suite à une longue tradition, me semble loin d’être anecdotique, bien que ce réalisme ait manifestement joué un rôle différent chez ces deux scientifiques : alors que chez Kepler, cette prise de position l’incitait à rechercher des causes physiques entrainant les trajectoires mathématiques observées au sein des astres, chez Galilée, cette prise de position l’incitait plutôt à rechercher des principes unificateurs et à séparer la trajectoire mathématique de la nature des corps. Néanmoins, tous deux accordant également une très grande valeur justificatrice aux observations, leur position à la fois réaliste et fortement empiriste les amenait à être confrontés au même problème, celui de l’équivalence observationnelle. Ce problème n’était toutefois pas nouveau : les Épicuriens eux-mêmes y avaient été confrontés en élaborant leur théorie des explications multiples, proposant alors une solution que nous pourrons ensuite utiliser pour éclairer les approches képlérienne et galiléenne.

Résumé du colloque

Preuve, témoignage et vérité : congrès annuel de la Société de philosophie du Québec

Toutes les connaissances développées au cours du temps sont le résultat du génie humain. Même si nous avons maintenant tendance à les tenir pour acquises, l’ensemble de nos vérités s’est constitué au cours d’un processus d’évaluation, de critique, de recherche et de raffinement sans lequel aucune d’entre elles n’aurait pu voir le jour.

Au centre de ce processus se trouvent la preuve et le témoignage, deux notions qui jouent un rôle décisif dans l’établissement des vérités au centre de la connaissance. La vérité dépend en effet des critères que nous avons pour distinguer le vrai du faux, et parmi ces critères, la preuve et le témoignage sont constamment invoqués à l’appui des affirmations que nous faisons dans les différentes disciplines du savoir humain. Cela signifie en bref que, sans témoignages ni preuves, la vérité confine à la fiction.

Réfléchir aux notions de preuve et de témoignage, c’est ainsi faire une contribution essentielle à l’avancement des connaissances en fournissant une compréhension accrue et raffinée des critères de la science. Distinguer un témoignage valable d’un témoignage suspicieux ou insuffisant, une preuve fiable d’une preuve invalide ou incomplète, fournit aux savants une meilleure compréhension de la vérité et des manières d’y parvenir.

Contexte

section icon Thème du congrès 2017 (85e édition) :
Vers de nouveaux sommets
section icon Date : 11 mai 2017

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