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Vers une évaluation préliminaire du risque d’inondation (EPRI) à grande échelle au Québec : développement d’une méthodologie d’évaluation des aléas

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Guénolé Choné : Université Concordia

Résumé de la communication

Les Évaluations Préliminaires du Risque d’Inondation (ÉPRI) sont des études réalisées dans l’Union Européenne, par chaque état membre, rendant un portrait général de ce risque à une échelle nationale. En plus de la vision d’ensemble, les ÉPRI permettent d’identifier les zones les plus à risque et pouvant nécessiter une attention particulière. À l’heure actuelle, il n’existe pas d’étude similaire au Québec, et l’analyse des aléas et des risques y est effectuée de façon fragmentaire. Pour pallier cette lacune, un projet de recherche ayant pour objectif de réaliser une ÉPRI au Québec a été initié en 2016 par le ministère de la Sécurité Publique, avec comme première étape l’évaluation de l’aléa d’inondation pour le sud du Québec. Plusieurs méthodologies ont été développées, basées sur l’utilisation de données d’élévation LiDAR, dans le but de réaliser une cartographie approximative des inondations de récurrence 20 ans, 100 ans et 500 ans à l’échelle d’un bassin versant. Parmi les méthodes développées, un modèle d’écoulement 2D a notamment été adapté pour être appliqué à grande échelle, permettant d’obtenir rapidement une cartographie des zones potentiellement inondées avec une résolution de l’ordre de la dizaine de mètres, et avec une bonne adéquation avec les données d’inondation disponibles. L’implémentation de ces méthodologies a été effectuée sous forme d’outils ArcGIS afin d’en permettre facilement la diffusion et l’application.

Résumé du colloque

S’adapter aux risques naturels

L’Université des Nations unies pour l’environnement et la sécurité humaine (UNU-EHS) et l’Alliance Development Works ont défini un indice mondial de risque : le World Risk Index (WRI). Cet indice définit le risque comme l’interaction entre un risque naturel et la vulnérabilité humaine d’une collectivité donnée. Il traduit le degré d’exposition humaine aux risques liés aux catastrophes naturelles et englobe de nombreux paramètres, dont les stratégies d’adaptation aux conséquences négatives probables des catastrophes naturelles et des changements climatiques. Les inondations et la montée des eaux représentent la plus grande menace.

La National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) a démontré que la région nord-est des États-Unis a connu un accroissement de l’ampleur des inondations de 76 % au cours des dernières années. Elle prévoit une augmentation de la fréquence des inondations à l’avenir. Celles du bassin du Richelieu en 2011 sont un parfait avertissement. L’urgence d’une véritable politique d’adaptation des collectivités aux changements climatiques est posée.

Contexte

section icon Thème du congrès 2017 (85e édition) :
Vers de nouveaux sommets
section icon Date : 11 mai 2017

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