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Amour ou souci, qu’est-ce qui vient en premier? Nussbaum et Frankfurt sur l’origine du soin

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Annie Larivée : Carleton University

Résumé de la communication

Bien qu’elle demeure, jusqu’à présent, en marge des questionnements centraux de la tradition philosophique occidentale, la question du soin (care) fait l’objet d’un intérêt croissant depuis plusieurs décennies dans une diversité de contextes philosophiques. Dans ma communication, je me propose d’explorer une question philosophique et psychologique de fond qui, à ma connaissance, n’a pas fait l’objet d’un examen approfondi jusqu’à maintenant. À savoir, la question de la primauté de l’amour ou du souci pour le phénomène éthique du soin. J’exploiterai des sources peu souvent mises de l’avant dans la culture francophone lorsqu’il est question de souci et de soin, à savoir les réflexions de Martha Nussbaum et de Harry Frankfurt sur la question du care comme source de sens et d’action dans la vie humaine. Alors que Nussbaum identifie le souci comme la source originelle des émotions humaines (Nussbaum, 2003) en tant que mode de « cognition eudémoniste » (eudaimonistic cognition), Frankfurt estime plutôt que le phénomène de l’amour est la racine centrale et essentielle de l’attitude de soin envers autrui (Frankfurt 1988, 2006). Qui a raison? Qu’est-ce qui, de l’amour ou du souci, se trouve à l’origine du soin? Et surtout, quels sont les enjeux philosophique, éthiques, politiques de cette question portant sur l’origine psychologique du soin?

Résumé du colloque

Preuve, témoignage et vérité : congrès annuel de la Société de philosophie du Québec

Toutes les connaissances développées au cours du temps sont le résultat du génie humain. Même si nous avons maintenant tendance à les tenir pour acquises, l’ensemble de nos vérités s’est constitué au cours d’un processus d’évaluation, de critique, de recherche et de raffinement sans lequel aucune d’entre elles n’aurait pu voir le jour.

Au centre de ce processus se trouvent la preuve et le témoignage, deux notions qui jouent un rôle décisif dans l’établissement des vérités au centre de la connaissance. La vérité dépend en effet des critères que nous avons pour distinguer le vrai du faux, et parmi ces critères, la preuve et le témoignage sont constamment invoqués à l’appui des affirmations que nous faisons dans les différentes disciplines du savoir humain. Cela signifie en bref que, sans témoignages ni preuves, la vérité confine à la fiction.

Réfléchir aux notions de preuve et de témoignage, c’est ainsi faire une contribution essentielle à l’avancement des connaissances en fournissant une compréhension accrue et raffinée des critères de la science. Distinguer un témoignage valable d’un témoignage suspicieux ou insuffisant, une preuve fiable d’une preuve invalide ou incomplète, fournit aux savants une meilleure compréhension de la vérité et des manières d’y parvenir.

Contexte

section icon Thème du congrès 2017 (85e édition) :
Vers de nouveaux sommets
section icon Date : 12 mai 2017

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