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Arendt et la question de l’exclusion politique : peut-on sauver Arendt de sa distinction entre le social et le politique ?

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Marianne Di Croce : Université d'Ottawa

Résumé de la communication

La distinction que Hannah Arendt trace entre le social et le politique constitue un élément fondamental de sa pensée et de la critique des sociétés modernes qui traverse l’ensemble de son œuvre. S’appuyant sur la distinction public/privé qui était au cœur de la polis grecque, la philosophe conçoit le social comme une « extension publique » du privé et dénonce le fait que les considérations d’ordre privé - tout ce qui touche aux nécessités de la vie, à la famille, à l’économie, aux sentiments, etc. – aient fait intrusion dans la sphère publique.

Or, cette distinction entre le social et le politique fait l’objet de nombreuses et sévères critiques qui soulignent le problème d’exclusion politique qu’elle engendre. En effet, dans la mesure où les questions de justices sociales (telles que la pauvreté, le racisme ou le sexisme) sont ici considérées comme des questions sociales plutôt que politiques, il s’ensuit que la sphère publique devient difficilement, voire pas, accessible à certains groupes de personnes (par exemple : les femmes, les pauvres ou les minorités). Ainsi, plusieurs ont jugé que la distinction arendtienne entre le social et le politique était trop rigide et, de ce fait, rendait la conception du politique d’Arendt incompatible avec les exigences de la vie moderne.

Résumé du colloque

Preuve, témoignage et vérité : congrès annuel de la Société de philosophie du Québec

Toutes les connaissances développées au cours du temps sont le résultat du génie humain. Même si nous avons maintenant tendance à les tenir pour acquises, l’ensemble de nos vérités s’est constitué au cours d’un processus d’évaluation, de critique, de recherche et de raffinement sans lequel aucune d’entre elles n’aurait pu voir le jour.

Au centre de ce processus se trouvent la preuve et le témoignage, deux notions qui jouent un rôle décisif dans l’établissement des vérités au centre de la connaissance. La vérité dépend en effet des critères que nous avons pour distinguer le vrai du faux, et parmi ces critères, la preuve et le témoignage sont constamment invoqués à l’appui des affirmations que nous faisons dans les différentes disciplines du savoir humain. Cela signifie en bref que, sans témoignages ni preuves, la vérité confine à la fiction.

Réfléchir aux notions de preuve et de témoignage, c’est ainsi faire une contribution essentielle à l’avancement des connaissances en fournissant une compréhension accrue et raffinée des critères de la science. Distinguer un témoignage valable d’un témoignage suspicieux ou insuffisant, une preuve fiable d’une preuve invalide ou incomplète, fournit aux savants une meilleure compréhension de la vérité et des manières d’y parvenir.

Contexte

section icon Thème du congrès 2017 (85e édition) :
Vers de nouveaux sommets
section icon Date : 12 mai 2017

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