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Aux frontières de l’abandon : la situation autochtone à partir d’Arendt et de Foucault

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Dardan Isufi : Université McGill

Résumé de la communication

À partir des pensées d’Hannah Arendt, notamment en lien avec les achèvements du totalitarisme, et de Michel Foucault, en ce qui a trait aux micro-pouvoirs, il faudra penser la gouvernance canadienne à l’endroit des autochtones comme un régime d’abandon. La déformation du réel par l’abstraction dominant le discours public pour en évincer les implications sur les autochtones sera la première prémisse. La seconde portera sur la judiciarisation des autochtones par les vecteurs d’ingérence qui concèdent à l’État un monopole de la violence à l’intérieur des frontières bilatérales et internes du Canada. Pour terminer, la présentation suggère des alternatives citoyennes, avec une perspective arendtienne, – dans l’idéal de l’État-nation – afin de lutter contre l’avènement des courants néolibéraux, qui est en hausse depuis les années 70, et ce, par le biais des institutions publiques afin de cesser la génuflexion de la société face à l’État, notamment par la désobéissance civile.

Résumé du colloque

Preuve, témoignage et vérité : congrès annuel de la Société de philosophie du Québec

Toutes les connaissances développées au cours du temps sont le résultat du génie humain. Même si nous avons maintenant tendance à les tenir pour acquises, l’ensemble de nos vérités s’est constitué au cours d’un processus d’évaluation, de critique, de recherche et de raffinement sans lequel aucune d’entre elles n’aurait pu voir le jour.

Au centre de ce processus se trouvent la preuve et le témoignage, deux notions qui jouent un rôle décisif dans l’établissement des vérités au centre de la connaissance. La vérité dépend en effet des critères que nous avons pour distinguer le vrai du faux, et parmi ces critères, la preuve et le témoignage sont constamment invoqués à l’appui des affirmations que nous faisons dans les différentes disciplines du savoir humain. Cela signifie en bref que, sans témoignages ni preuves, la vérité confine à la fiction.

Réfléchir aux notions de preuve et de témoignage, c’est ainsi faire une contribution essentielle à l’avancement des connaissances en fournissant une compréhension accrue et raffinée des critères de la science. Distinguer un témoignage valable d’un témoignage suspicieux ou insuffisant, une preuve fiable d’une preuve invalide ou incomplète, fournit aux savants une meilleure compréhension de la vérité et des manières d’y parvenir.

Contexte

section icon Thème du congrès 2017 (85e édition) :
Vers de nouveaux sommets
section icon Date : 12 mai 2017

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