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Développement et validation d’un outil d’évaluation du raisonnement clinique intégré à une séance de simulation médicale

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Thomas Pennaforte : Université de Montréal

Résumé de la communication

Problématique. Les principaux outils développés pour évaluer le raisonnement clinique (RC) – les tests de concordance de scripts (TCS) (Charlin, 2000) et les problèmes de raisonnement clinique (PRC) (Groves, 2002) sont réalisés en salle de classe et ne reflètent pas l’environnement de pratique du médecin. De plus, ils ne s’intéressent qu’à certaines étapes de la démarche réflexive et ne sont pas destinés à évaluer l’intuition. En cela, ils n’explorent pas l’ensemble des processus cognitifs décrits dans la théorie mixte du RC, pourtant largement acceptée (Pelaccia, 2011). Enfin, leur validité ne s’intéresse qu’aux propriétés psychométriques des tests sans s’inscrire dans une véritable démarche de validation. Objectif. Développer un outil intégrant TCS et PRC à une mise en situation simulée et faire varier les conditions de l’environnement afin d’activer les différents processus impliqués dans le RC du participant en immersion. La validation reposera sur le modèle de Kane (2006) dans le but de fournir une variété d’éléments de preuve sur la qualité des interprétations des scores obtenus. Méthodologie. Les pédiatres en formation seront exposés à 3 mises en situation simulées dont les conditions de stress pourront varier. Les données démographiques, les performances aux tests et les marqueurs de stress seront recueillis. L’analyse du parcours visuel soutiendra l’inférence d’extrapolation du processus de validation. Conséquences. Ce nouvel outil d'évaluation permettra d’identifier les failles du RC afin de mettre en place des stratégies de remédiations adaptées. La validation de l’interprétation des résultats sera en accord avec les conceptions récentes en mesure et évaluation en éducation.

Résumé du colloque

L’éducation médicale est en plein essor depuis quelques décennies. L’implantation de programmes axés sur le développement de compétence n’est certainement pas étrangère à cet essor. De plus en plus de facultés de médecine, autant au Canada qu’en Europe, mettent en place des structures pour favoriser la recherche en pédagogie des sciences de la santé. On voit apparaître, par exemple, des départements consacrés à la pédagogie médicale, des centres de simulation ou encore des laboratoires pédagogiques. Toutes ces initiatives ont pour but, ultimement, de mieux comprendre les processus pédagogiques et les contextes qui favorisent ou freinent l’apprentissage chez les apprenants. De nombreuses recherches sont aussi menées en mesure et en évaluation des apprentissages et des programmes, afin de comprendre davantage les mécanismes qui permettent de mieux évaluer les apprenants dans un contexte diagnostique, formatif ou même certificatif.

L’apprentissage est un processus d’une étonnante complexité. Cependant, force est de constater que certains apprentissages sont plus complexes que d’autres. En effet, personne n’oserait situer sur le même niveau la mémorisation et, par exemple, le raisonnement clinique. Ce colloque visera donc à faire le point sur cette notion de complexité pour mieux la comprendre et la définir. Les avancées scientifiques sur ce concept d’apprentissage complexe sont demeurées bien modestes dans les dernières décennies. En corollaire, la mesure et l’évaluation de ces apprentissages complexes demeurent aujourd’hui mal comprises. Il est toujours difficile de bien mesurer et de bien évaluer des concepts qui sont mal définis. Autour du concept de complexité, les différents chercheurs seront invités à exposer leurs plus récents travaux d’érudition dans l’un ou l’autre de ces trois axes : 1) la complexité des apprentissages; 2) la complexité des contextes d’enseignement (ex. professionnalisme, travail en équipe, etc.); et 3) la complexité de la mesure et de l’évaluation des apprentissages.

Contexte

section icon Thème du congrès 2017 (85e édition) :
Vers de nouveaux sommets
section icon Date : 12 mai 2017

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