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Olivier Blarquez : Université de Montréal
Les changements climatiques passés représentent généralement le forçage majeur pour les feux, venant souvent occulter l’influence de l’Homme et des sociétés. En Amérique du Nord, l’influence de l’Homme sur les feux avant la colonisation européenne est débattue, principalement en raison d’un manque d’archives et de techniques permettant de discriminer hors de tout doute la contribution respective de l’Homme, du climat et des combustibles (i.e. végétations). À partir de l’étude multidisciplinaire d’un site paléoécologique situé à proximité d’un lieu occupé à différentes époques, nous tenterons d‘évaluer ces forçages. Les incendies ont été reconstruits à partir de l’analyse statistique de séries de charbons de bois à très haute résolution temporelle et spatiale. Les intervalles de retour des incendies sont ensuite comparés aux végétations reconstruites par l’analyse pollinique, aux densités de population déduites de données archéologiques et de modèles technologiques, et au climat issu de modélisations et séries isotopiques. Depuis 1000 ans le climat est relativement stable mais des modifications dans les végétations concomitantes d’une augmentation démographique conduisirent à un allongement de l’intervalle entre les incendies. L’influence de l’Homme sur les incendies, notamment leur suppression, semble donc être un processus à long terme qui commence avec l’essor de l’agriculture amérindienne vers 1000 AD et s’intensifie ensuite avec l’arrivée des Européens.
La paléontologie est la science des formes de vie aux époques géologiques. Elle couvre toutes les époques, de l’apparition de la vie il y a quelques milliards d’années à des événements ayant eu lieu il y a seulement quelques siècles. Les restes de vie eux-mêmes (les fossiles), leur structure et leur évolution, mais aussi l’environnement terrestre au cours des temps géologiques sont des exemples d’objets d’étude. Les sciences de l’évolution sont un des fondements de la biologie moderne.
L’étude des environnements anciens est essentielle à notre époque où les changements environnementaux rendent notre avenir incertain. Il y a, au Canada francophone, de nombreux chercheurs dans ce domaine. Ils sont disséminés entre plusieurs institutions et souvent intellectuellement isolés par des méthodes de travail assez différentes (de l’astrobiologie à la muséologie en passant par la biologie évolutive et la géologie). Nous pensons que le Congrès de l’Acfas offre à la fois un lieu de rencontre et une occasion de visibilité médiatique essentiels pour la formation d’une relève en paléontologie.
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