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Influence réciproque de l’agression physique/verbale des mères et des troubles extériorisés chez des jeunes à risque

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Rachel Langevin : Université McGill

Résumé de la communication

Les comportements violents envers les enfants sont associés à des conséquences délétères, dont des troubles extériorisés (TE; ex., agressivité, délinquance) (Burnette et al., 2012; Mills et al., 2013). Des études ont identifié un processus d’influence réciproque: les TE exacerbent les comportements violents des parents, qui en retour alimentent les TE des enfants (ex., Serbin et al., 2015). Ainsi, la présente étude longitudinale propose de tester des modèles d’influence réciproque avec l’agression physique et verbale des mères et les TE chez des jeunes à risque. Des dyades mères-enfants (n=117) issues du Concordia Longitudinal Risk Project ont été rencontrées à trois reprises : 6-8 (T1), 9-12 (T2) et 13-15 ans (T3). Aux trois temps de mesure, les mères ont évalué les TE de leur enfant (Child Behavior Checklist; Achenbach & Rescorla, 2001). Au T2 et T3, elles ont rapporté leurs comportements violents (Conflict Tactics Scale 2; Straus et al., 1986). Des analyses de trajectoires croisées ont montré une continuité dans le niveau des TE et des comportements violents à travers les années. Elles ont également montré que les TE au T1 sont associés à davantage d’agression physique de la part du parent au T2, qui à son tour est associée à davantage TE au T3, ce qui ne s’est pas avéré pour l’agression verbale (Figure 1). Ces résultats montrent la pertinence d’étudier les processus d’influence réciproques et d’en tenir compte dans les interventions offertes aux familles vulnérables.

Contexte

section icon Thème du congrès 2017 (85e édition) :
Vers de nouveaux sommets
section icon Date : 12 mai 2017

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