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Valérie Djédjé : UQAT - Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue
La globalisation de l’économie mondiale et le savoir sans frontières s’accompagnent de flux migratoires importants et diversifiés. L’internationalisation de l’enseignement supérieur est l’une des conséquences de ces nouvelles formes d’économie et de savoir (Altbach et Knight, 2007; Phillips, 2011). Celle-ci se développe sous différentes facettes comme l’internationalisation des curricula, la mobilité des enseignants/étudiants et des partenariats internationaux en enseignement/recherche (FNEEQ, 2015). On estime qu’en 2014, le nombre d’étudiants en mobilité internationale a dépassé la barre des 5 millions d’étudiants et que d’ici à 2022, ce chiffre passera à 7 millions (OCDE, 2014). Le Canada se classe au 7e rang des destinations les plus populaires. En 2014, 336 497 étudiants internationaux étaient au Canada, soit 83 % de plus qu’en 2008, et 10 % de plus qu’en 2013. Les étudiants internationaux représentaient 11 % de la population des étudiants en études supérieures au Canada pendant l’année scolaire 2012-2013. Des 336 497 étudiants internationaux au Canada, 86 % étaient en Ontario, en Colombie-Britannique et au Québec (BCIE, 2017). Dans un contexte de persévérance et de réussite étudiante, cette communication portera sur les portraits et des stratégies d’encadrement de ces étudiants devant le défi que représente leur nouvelle vie au Canada.
La diversité ethnoculturelle est une réalité constitutive du Canada et du Québec. Elle est notamment nourrie par l’immigration qui provient de plus d’une centaine de pays de tous les continents et qui représente, en 2015, 23 % de la population totale au Canada (Statistiques Canada, 2016) et 12,6 % de celle-ci au Québec (MIDI, 2016). Bien que cette diversité se reflète à tous les niveaux du système scolaire, très peu de recherches se sont penchées sur les enjeux de prise en compte de la diversité et sur le cheminement des étudiants au collégial et à l’université. Par ailleurs, plusieurs préoccupations semblent émerger des milieux collégiaux et universitaires relativement à ces enjeux, p. ex., la surreprésentation d’étudiants d’origine immigrante parmi les étudiants en échec dans certains programmes et les faibles taux de diplomation chez certains groupes d’étudiants, et l’adaptation des pratiques et des services à la diversité (Fournier et Lapierre, 2010; Gaudet et Loslier, 2011; Kanouté, 2015; Ledent, 2016).
Dans le cadre de ce colloque, nous proposons de croiser les regards de chercheurs de différentes institutions québécoises et canadiennes sur ces questions. Il s’agira de mobiliser leurs expertises complémentaires en vue d’explorer notamment : 1) les processus d’acculturation des étudiants étrangers et issus de l’immigration; 2) les pratiques pédagogiques des formateurs quant à la prise en compte de la diversité; et 3) la gestion institutionnelle de la diversité ethnoculturelle.
Le colloque contribuera ainsi à renforcer les liens de collaboration entre les chercheurs et ouvrira la voie à l’émergence d’une équipe de recherche sur les enjeux de prise en compte de la diversité au collégial et à l’université.
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