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Nadia Lafrenière : UQAM - Université du Québec à Montréal
Le but de cette contribution est de présenter une expérience réalisée à Montréal, dans laquelle nous nous sommes servies de la balade comme d’un support pédagogique pour initier les participantes, participants à différents concepts mathématiques. Nous avons pour ce faire utilisé différents monuments et autres éléments d’urbanisme pour les associer à des notions mathématiques accessibles à un large public. Par exemple, la circulation routière nous a amenées à aborder des notions de théorie des graphes et une carte du Quartier des spectacles a servi de point de départ à l’explication de la preuve par induction. Les balades Maths en ville ont été présentées à des groupes mixtes d’initiés aux mathématiques et de curieuses et curieux. La réaction des personnes ayant participé a montré que le fait d’errer dans la ville permet non seulement de jeter un nouveau regard sur les objets qui nous entourent, mais aussi de modifier la perception qu’a le public des mathématiques, notamment en les présentant sous leurs aspects les plus concrets et omniprésents. Le projet Maths en ville a également été présenté dans le cadre d’activités scolaires à des groupes d’écoles secondaires et de cégeps et nous présenterons les résultats de ces expériences. Enfin, nous insisterons sur l’apport du jeu dans la pédagogie et sur les façons dont il peut enrichir l’apprentissage.
Alors que plusieurs villes se dotent de promenades urbaines (Québec, New York , Bordeaux, Montréal, Saragosse, etc.), que les artistes mobilisent également la promenade comme acte de création, que les citoyens et les organismes communautaires travaillent à travers la création de promenades à se réapproprier leur quartier et à le faire connaître, la nécessité d’organiser un colloque sur cette thématique s’impose. D’autant plus, que les effets positifs de la promenade sur la pensée, la santé, la mise en scène, la création et la découverte sont indéniables et documentés par différentes disciplines (sociologie, géographie, histoire, art, littérature, etc.). En effet, dès l’antiquité la promenade est mobilisée par les philosophes, ensuite par les écrivains, les grands penseurs, les artistes, les citoyens, etc. Qu’en est-il de nos jours? Que nous dit la promenade sur la relation des individus à la ville, qu’ils en soient habitants ou touristes? Sur la façon dont elle est mobilisée pour donner du sens au lien nature-ville, mais également pour explorer, analyser et s’approprier les interstices de la ville? Pour tenter de répondre à ces questions, nous nous référerons, d’une part, à la promenade en tant qu’activité et espace de loisir que l’on aménage selon certains principes, et, d’autre part, à la promenade porteuse de création tant artistique que citoyenne pour donner à voir et à vivre certains espaces différemment, et, enfin, à la promenade comme approche pédagogique immersive et réflexive à la fois.