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Pierre J.h. Richard : Université de Montréal
La dernière glaciation qui a affecté la péninsule du Québec-Labrador y a sans doute éliminé toute vie. Le retrait des glaces, amorcé il y a quelque 21 000 ans à la latitude de New-York s’est étalé entre 13 500 ans AA1 à la frontière du Québec méridional et 5500 ans AA au cœur du Nunavik. Le territoire a alors connu une colonisation végétale par des graines et propagules d’espèces diverses et ce, dans des conditions variables d’établissement des populations au fil du temps. Les grands domaines de végétation trouvés de nos jours du nord au sud du Québec, de la Toundra aux Érablières en passant par la Toundra forestière, la Pessière à cladines, la Pessière à mousses hypnacées et les Sapinières, constituent un gradient qui sert de modèle pour la colonisation végétale postglaciaire en un lieu donné. Les reconstitutions du couvert végétal fournies par l’analyse pollinique et l’analyse macrofossile permettent d’identifier des lieux ou des époques qui constituent des écarts au modèle. Il faut les reconnaître et les expliquer pour mieux comprendre l’action du climat sur les changements de structure et de composition du couvert végétal.
1AA = Avant l’Actuel, l’année 1950 constituant l’année zéro de référence.
La paléontologie est la science des formes de vie aux époques géologiques. Elle couvre toutes les époques, de l’apparition de la vie il y a quelques milliards d’années à des événements ayant eu lieu il y a seulement quelques siècles. Les restes de vie eux-mêmes (les fossiles), leur structure et leur évolution, mais aussi l’environnement terrestre au cours des temps géologiques sont des exemples d’objets d’étude. Les sciences de l’évolution sont un des fondements de la biologie moderne.
L’étude des environnements anciens est essentielle à notre époque où les changements environnementaux rendent notre avenir incertain. Il y a, au Canada francophone, de nombreux chercheurs dans ce domaine. Ils sont disséminés entre plusieurs institutions et souvent intellectuellement isolés par des méthodes de travail assez différentes (de l’astrobiologie à la muséologie en passant par la biologie évolutive et la géologie). Nous pensons que le Congrès de l’Acfas offre à la fois un lieu de rencontre et une occasion de visibilité médiatique essentiels pour la formation d’une relève en paléontologie.
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