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Julie Talbot : Université de Montréal
L’étude des impacts des changements environnementaux sur les fonctions écosystémiques est parfois limitée par l’étendue de temps couverte par les études de terrain contemporaines. Ces études couvrent en effet une étendue temporelle limitée (mois-années) qui ne permet pas toujours d’étudier les rétroactions à l’œuvre au sein des écosystèmes. Les outils de la paléontologie, en particulier la paléobotanique, permettent de couvrir une échelle de temps plus large (décennies-siècles-millénaires) dans l’étude des réponses des écosystèmes aux changements. La difficulté réside alors dans l’attribution de liens de causalité entre les changements observés et les potentiels vecteurs de changements.
Dans le cadre de cette contribution, des exemples d’études de réponse des écosystèmes de tourbières aux changements environnementaux (changements climatiques, dégel du pergélisol, feux, drainage) sont présentés. Ces études couvrent différentes échelles temporelles (au sein de l’Holocène) et différentes zones climatiques. Elles permettent d’illustrer l’apport de la paléobotanique pour comprendre les changements à long terme dans les écosystèmes tourbeux. La nécessité de complémenter les données paléoécologiques par la modélisation pour l’étude des processus régissant les changements à long terme dans les tourbières est aussi discutée.
La paléontologie est la science des formes de vie aux époques géologiques. Elle couvre toutes les époques, de l’apparition de la vie il y a quelques milliards d’années à des événements ayant eu lieu il y a seulement quelques siècles. Les restes de vie eux-mêmes (les fossiles), leur structure et leur évolution, mais aussi l’environnement terrestre au cours des temps géologiques sont des exemples d’objets d’étude. Les sciences de l’évolution sont un des fondements de la biologie moderne.
L’étude des environnements anciens est essentielle à notre époque où les changements environnementaux rendent notre avenir incertain. Il y a, au Canada francophone, de nombreux chercheurs dans ce domaine. Ils sont disséminés entre plusieurs institutions et souvent intellectuellement isolés par des méthodes de travail assez différentes (de l’astrobiologie à la muséologie en passant par la biologie évolutive et la géologie). Nous pensons que le Congrès de l’Acfas offre à la fois un lieu de rencontre et une occasion de visibilité médiatique essentiels pour la formation d’une relève en paléontologie.
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