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Eric Joël FOFIRI NZOSSIE : Université de Ngaoundéré
L’agriculture urbaine (AU) en Afrique est un important levier pour la lutte contre la pauvreté et l’insécurité alimentaire urbaines. Elle constitue pour ses acteurs individuels une précieuse source de revenu et tient une place importante dans le ravitaillement alimentaire des villes. Au Cameroun comme dans la plupart des pays de l’Afrique subsaharienne, l’AU s’est développée dans un premier temps, entre interdictions par les municipalités et tolérance des propriétaires fonciers, considérée comme un facteur majeur d’insalubrité, d’insécurité et de dégradation du paysage urbain. De nos jours, sa pratique se heurte aux enjeux de densification des centres urbains et d’extension spatiale causés par la croissance démographique et la relance de l’économie du bâti après la crise économique des années 1990-2000. Ces évolutions récentes précarisent l’AU, de plus en plus repoussée à la périphérie des villes et posent aujourd’hui le problème de sa survivance. Elles remettent en débat la politique de la « ceinture verte urbaine » longtemps occultée dans la plupart des Etats d’Afrique et invitent à reconsidérer les approches de la question. Cette communication analyse les résultats d’une quinzaine d’années d’observation de la pratique de l’AU au Cameroun, complétés par une enquête auprès d’une centaine d’« agriculteurs urbains » dans quatre principales villes camerounaises (Yaoundé, Douala, Bafoussam et Ngaoundéré). L’objectif est d’examiner les voies et moyens de sa pérennisation à partir des approches novatrices.
Mots clés : Agriculture urbaine, interdiction, tolérance, survivance, Cameroun.
La persistance d’espaces où se déroulent des activités liées à la terre en ville et dans sa périphérie n’est pas rare, mais est possiblement menacée par l’expansion urbaine. La multifonctionnalité des périphéries urbaines, incluant les espaces verts, a longtemps été tenue pour acquise, mais quelle est la tendance actuelle dans les métropoles du monde? Prend-on des mesures pour préserver cette multifonctionnalité et la diversité des modes de vie en milieu urbain et périurbain ou existe-t-il une tendance à une homogénéisation silencieuse qui passe inaperçue, mais qui convertit les espaces plus naturels en surfaces bétonnées et construites? Les ceintures vertes sont souvent une mesure pour préserver l’accès des urbains aux espaces verts à proximité, mais quelles sont les pressions exercées sur ces ceintures et quelle est la volonté exprimée par les décideurs et les citoyens pour préserver leur caractère naturel? Quel rôle peut jouer l’agriculture urbaine dans l’offre d’espaces naturels en ville? Comment cette volonté se traduit-elle en termes de politiques publiques? Des études de cas dans diverses villes au Québec et dans le reste du monde seront présentées afin de cerner les problèmes actuels de gestion de l’expansion urbaine et de s’inspirer des histoires à succès tendant vers le verdissement des villes.
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