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L’application de la politique sur le bruit routier génère-t-elle des situations d’iniquité environnementale?

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Stéphanie Potvin : INRS - Institut national de la recherche scientifique

Résumé de la communication

Considéré par l’OMS comme étant la deuxième nuisance la plus néfaste pour la santé et le bien-être, le bruit constitue un enjeu de santé publique majeur, et ce, particulièrement dans les grandes métropoles. Face à l’importance grandissante accordée à cette nuisance sonore, plusieurs pays se sont dotés de politiques visant à limiter le bruit ambiant. Au Québec, La Politique sur le bruit routier (1998) oblige désormais les municipalités souhaitant continuer à s’urbaniser après l’entrée en vigueur de cette politique à contrôler l’occupation du sol en bordure du réseau routier ou à prévoir des mesures d’atténuation des impacts sonores afin que le niveau de bruit n’excède pas le seuil de 55 dB(A).
L’objectif de cette étude est de vérifier si cette politique génère des situations d’iniquités environnementales pour quatre groupes de population (personnes à faible revenu, minorités visibles, moins de 15 ans et plus de 65 ans) dans les zones contiguës aux autoroutes la métropole montréalaise. Pour ce faire, le niveau sonore est calculé pour chaque tronçon autoroutier à partir des données du Ministère des Transports et les mesures de protection (mur anti-bruit, écran végétal, etc.) sont intégrées dans un système d’information géographique. Puis, nous évaluons la sur- et la sous-représentation des quatre groupes de population dans les zones avec des mesures de protection ainsi que dans les zones caractérisées par des niveaux sonores élevés ne bénéficiant pas de mesure de protection.

Résumé du colloque

Les travaux en équité environnementale s’intéressent aux situations de surexposition à des nuisances ou de plus faible accessibilité aux éléments positifs du cadre de vie que vivent certains groupes de la population (définis selon le niveau de revenu, l’âge ou encore l’appartenance ethnique). Le colloque comprend six sessions thématiques.

1. Équité environnementale et parcs
Les bénéfices pour la santé physique et le bien-être psychologique de l’utilisation d’un parc sont bien connus. Les parcs sont-ils pour autant distribués équitablement à l’intérieur des villes québécoises? Quels en sont les usages différenciés selon les groupes d’âge ou les groupes sociaux?

2. Équité environnementale et végétation
Les bénéfices de la végétation urbaine sont multiples sur le plan tant écologique, sanitaire, social, qu’économique. Il convient alors d’explorer si certains groupes de la population ont un accès plus limité à cette ressource.

3. Équité environnementale et vélo
La mobilité à vélo est un enjeu peu exploré sous l’angle de l’équité environnementale. Pourtant, les cyclistes s’exposent à des nuisances environnementales — bruit et pollution — qu’ils ne produisent pas. Quelle est la situation dans la région de Montréal?

4. Équité environnementale et pollution atmosphérique et sonore
Les impacts sur la santé du bruit et de l’exposition à la pollution atmosphérique sont bien connus : problèmes respiratoires, problèmes cardiaques, stress psychologique, etc. Comment se répartissent ces nuisances dans la région de Montréal?

5. Équité et mobilité des personnes âgées
La question de la mobilité à travers la ville, notamment pour les populations vulnérables physiologiquement, est aussi un enjeu important en équité environnementale. Dans cette session, une attention particulière sera portée aux personnes âgées.

6. Équité et enjeux méthodologiques
Comment poser un diagnostic précis d’équité environnementale? À partir d’exemples empiriques divers, les participants tenteront de répondre à cet enjeu important.

Contexte

section icon Thème du congrès 2017 (85e édition) :
Vers de nouveaux sommets
section icon Date : 12 mai 2017

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