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« Les Aventuriers de l’art moderne », un récit entre histoire de l’art, documentaire et création

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Sandrine Hyacinthe : Université Paris Nanterre

Résumé de la communication

Bien que n’ayant pas pour but de faire de l’histoire de l’art, cette série participe au récit artistique de 1900 à 1945. C’est cette histoire écrite, énoncée et animée par des images mobiles que propose d’analyser cette intervention. Comme les films sur l’art, les moyens de mise en récit de la série empruntent et répondent aux questionnements méthodologiques et théoriques de l’histoire de l’art liés à la conception spatio-temporelle de l’art et de la création. Ces analogies permettront de saisir ce que la série apporte à l’histoire de l’art et inversement. Aussi, c’est une histoire de la création non linéaire et non centraliste qui se dessine grâce au récit biographique et à la nature même du média vidéo. Les différents niveaux de discours et variations rythmiques permettent l’expression de concepts essentiels à l’histoire de l’art tels que les survivances, les anachronismes ou les métamorphoses. Par ailleurs, l’examen de l’assimilation des œuvres d’art entre emprunts traditionnels aux films sur l’art et transformations dues à l’animation autorisent les formes non-verbales à prendre en charge l’histoire du pictural, faisant ressortir le potentiel heuristique des images répondant ainsi à l’hypothèse d’un musée imaginaire augmenté. Finalement, l’étude des codes de dramatisation du récit historique et les évocations de la modernité artistique viendront compléter cette analyse de la mise en scène de l’histoire de la création.

Résumé du colloque

Les Aventuriers de l’art moderne » (réal. : Pauline Gaillard, Amélie Harrault, Valérie Loiseleux) est une série de six documentaires d’art, adaptée d’une chronique écrite par Dan Franck et diffusée sur Arte en 2015-2016. Centrées sur Paris, les différentes intrigues reposent sur une série de portraits croisés de peintres, d’écrivains, de cinéastes et d’intellectuels ayant vécu entre le début du 20e siècle et la Seconde Guerre mondiale. Le pari de la série consiste à tenir le format du film d’animation sur plus de cinq heures (six épisodes de 52 minutes) en ayant recours non seulement au dessin, mais aussi à des images d’archives (séquences d’actualité, documentaires, photographies, etc.), parfois utilisées comme des illustrations et parfois employées de manière beaucoup plus libre.

Le colloque que nous proposons sera l’occasion de considérer cette production audiovisuelle originale comme un point de départ permettant de développer une réflexion d’ordre méthodologique. Ainsi souhaitons-nous donner à voir comment une variété d’approches disciplinaires — approches culturalistes de la littérature et de l’art, histoire de l’art, étude des archives audiovisuelles, étude du cinéma d’animation, etc. —, éclairent certains aspects du film tout en en sous-estimant d’autres. De fait, en multipliant les points de vue, une compréhension plus fine de ce faisceau de productions artistiques (créations datant de la première moitié du 20e siècle, livres de Dan Franck, court-métrage d’Amélie Harrault et série télévisée) émergera et enrichira leur appréciation.

Contexte

section icon Thème du congrès 2017 (85e édition) :
Vers de nouveaux sommets
manager icon Responsables :
Remy Besson
section icon Date : 12 mai 2017

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