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Edward Ou Jin Lee : Université de Montréal
En puisant des résultats de notre thèse de doctorat, nous souhaitons à élargir la façon dont nous comprenons les conditions historiques, structurelles et sociales des personnes lesbiennes, gaies, bisexuelles, trans et queer (LGBTQ) migrantes ayant le statut précaire (les visiteuses, les étudiantes internationales, les travailleuses temporaires étrangères, les demandeuses d’asile, les personnes détenues et sans-statuts, etc.). Notre projet de recherche a exploré la façon dont le régime d’immigration canadienne organise socialement la vie quotidienne des personnes LGBTQ migrantes ayant le statut précaire. De ce fait, nous présenterons sur les conditions historiques mondiales par rapport aux violences homophobes et transphobes, ainsi que la façon dont la violence structurelle intersectionnelle façonne la vie quotidienne des personnes LGBTQ migrantes à Montréal. Nous mettrons également en relief le rôle des réseaux de soutien informels comme une stratégie de résistance contre cette violence.
Ce colloque veut s’attarder aux récents développements sur la question du rapport entre les immigrants et la ville dans la recherche universitaire aussi bien que dans le cadre du travail communautaire.
La littérature universitaire et la littérature grise récentes font état de l’urbanisation très marquée de l’immigration; selon certains travaux, les nouveaux immigrants et ceux de longue date ont tendance à s’installer dans des grandes villes, et dans certaines villes occidentales « les migrants représentent plus du tiers de la population » (OIM, 2015).
Au Canada, il se profile le même scénario quant à la répartition des immigrants sur le territoire national. Selon les statistiques officielles (CIC, 2005 ; MIDI, 2015), les grands centres urbains attirent une large proportion des immigrants qu’ils soient arrivés récemment ou installés de longue date. En effet, « la plupart des immigrants vivent dans les grandes villes, et s’y concentrent de plus en plus. Plus de 60 % des immigrants et 70 % des immigrants récents vivent dans les trois plus grandes villes du Canada, soit Toronto, Montréal et Vancouver » (CIC, 2005).
Cette urbanisation de l’immigration contribue à créer des villes très diversifiées (super-diverse) (Vertovec, 2007), mais où l’installation et la vie quotidienne des immigrants est soumise à plusieurs défis. Nonobstant l’apport positif et bénéfique de l’immigration sur le plan socioéconomique, la situation des immigrants dans les grandes villes d’immigration pose encore quelques problèmes liés principalement à l’accès et à l’accessibilité de certaines ressources comme le logement et l’emploi, mais l’aspect le plus sensible reste le vivre-ensemble et la cohabitation entre immigrants et natifs.
Dans le cadre de ce colloque, nous voulons discuter et valoriser les travaux récents de chercheurs canadiens et internationaux qui ont examiné ce rapport sous différents angles et avec des approches diversifiées.
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