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Héctor Avila-Sánchez : Université National du Mexique
Les pratiques agricoles réalisées à la périphérie des villes sont un moyen d’affronter la crise et la ségrégation socio-territoriale des populations précédemment paysannes. Le phénomène est présent dans les grandes villes d'Amérique latine (Mexico, Bogota, Buenos Aires, Sao Paulo, entre autres). L'étude de cas discutée ici est Xochimilco, lieu situé dans le Sud-Est de Mexico, l'une des zones lacustres qui existent encore dans la capitale nationale. Dans cet espace, il y a de grandes zones de production péri-urbaine agricole (légumes, fleurs et plantes), qui fournissent des volumes importants aux centres d'approvisionnement de la métropole nationale et permettent le maintien de la pratique agricole dans le contexte de la ville et la multifonctionnalité territoriale. Ce type d’agriculture se développe dans un environnement naturel très pollué, mais continue génère une partie du revenu des familles locales de génération en génération. C’est également un espace où la pratique reste à la fois structurée par les relations sociales de proximité, les liens de parenté et l’entrepreneuriat familial lequel implique différents acteurs sociaux et productifs dans les chaînes de mise en valeur des produits. La gestion territoriale de l'agriculture urbaine locale fait face à de nombreuses difficultés pour garantir sa continuité parmi lesquelles on retrouve les phénomènes tels que l'étalement urbain incontrôlé, l’absence de politiques pour réduire la pollution de l'eau et l'accès limité des producteurs agricoles aux circuits commerciaux.
Mots-Clés : Agriculture urbaine et périurbaine, identité territoriale, multifonctionnalité, proximité, urbanisation
La persistance d’espaces où se déroulent des activités liées à la terre en ville et dans sa périphérie n’est pas rare, mais est possiblement menacée par l’expansion urbaine. La multifonctionnalité des périphéries urbaines, incluant les espaces verts, a longtemps été tenue pour acquise, mais quelle est la tendance actuelle dans les métropoles du monde? Prend-on des mesures pour préserver cette multifonctionnalité et la diversité des modes de vie en milieu urbain et périurbain ou existe-t-il une tendance à une homogénéisation silencieuse qui passe inaperçue, mais qui convertit les espaces plus naturels en surfaces bétonnées et construites? Les ceintures vertes sont souvent une mesure pour préserver l’accès des urbains aux espaces verts à proximité, mais quelles sont les pressions exercées sur ces ceintures et quelle est la volonté exprimée par les décideurs et les citoyens pour préserver leur caractère naturel? Quel rôle peut jouer l’agriculture urbaine dans l’offre d’espaces naturels en ville? Comment cette volonté se traduit-elle en termes de politiques publiques? Des études de cas dans diverses villes au Québec et dans le reste du monde seront présentées afin de cerner les problèmes actuels de gestion de l’expansion urbaine et de s’inspirer des histoires à succès tendant vers le verdissement des villes.
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