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Rachel Deroy-Ringuette : UQTR- Université du Québec à Trois-Rivières
Selon Statistique Canada (2013), la population totale canadienne en 2011 se composait de 32 852 325 individus. De ce nombre, 1 400 685 se réclament d’identité autochtone, ce qui représente 4,3 % de la population canadienne, et au Québec le pourcentage chute à 1,8%. Voulant connaitre le portrait de la présence autochtone dans la littérature jeunesse au Québec et au Canada francophone, DeRoy-Ringuette et Courchesne (2017) relèvent que « bon an mal an, une quinzaine de livres touchent à [la question autochtone] sur les six-cents titres édités annuellement » (p.11), mais que ceux-ci ne sont pas toujours écrits par des auteurs issus des Premières nations. Du corpus analysé, elles mettent en lumière deux auteurs qui se distinguent par leur abondante production et qui présentent des profils similaires : Michel Noël, d’origine algonquienne, et David Bouchard, Métis de la Saskatchewan. Ces deux auteurs « cumulent un nombre impressionnant de récompenses, de nominations, de citations à différentes sélections et à différents prix littéraires » (DeRoy-Ringuette et Courchesne, 2017, p.11). Pour cette communication, nous nous intéressons donc à cette paire d’auteurs appartenant à une minorité dans le paysage littéraire pour la jeunesse. D’abord, nous proposons d’examiner diverses définitions sur le concept d’auteur amérindien (Assiniwi, 1989, 1991; Gatti, 2006, 2009). Ensuite, à l’aide d’un corpus composé des œuvres de Michel Noël et David Bouchard disponibles au Centre québécois de ressources en littérature pour la jeunesse (CQRLJ), nous souhaitons analyser divers éléments du paratexte (Boutevin et Richard-Principalli, 2008; Genette, 1987; Turgeon, 2013). Nous souhaitons ainsi relever les similitudes et les différences paratextuelles qui caractérisent les productions de ces auteurs, notamment au regard de la transmission de la culture autochtone.
L’an dernier, dans le cadre du colloque 549 de l’Acfas intitulé « Représentations de l’Étranger en littérature de jeunesse francophone et dans son enseignement », de nouvelles questions ont émergé à la suite des communications présentées, tant dans le champ de la littérature de jeunesse que dans celui de la didactique du français. Ainsi, les éléments de réflexion soulevés concernent la représentation de la diversité culturelle dans le corpus de littérature de jeunesse ainsi que les œuvres écrites et illustrées par des auteurs issus des minorités culturelles. Ils concernent également l’utilisation de la littérature en classe comme vecteur d’inclusion, tant pour mieux comprendre la société d’accueil que pour s’initier à celle de nouveaux arrivants d’horizons divers. Dans la foulée des travaux entamés en 2016, les contributions à ce colloque permettront d’observer la littérature de jeunesse selon deux angles complémentaires : 1) la production des œuvres, par les auteurs, les illustrateurs et les éditeurs; et 2) la réception, par les élèves lecteurs du primaire et du secondaire lors de l’enseignement et de l’apprentissage. En ce sens, les communications proposées devront s’inscrire dans l’un ou l’autre des quatre axes suivants :
Axe 1 — Représentation de différentes communautés culturelles dans la littérature de jeunesse.
Axe 2 — Auteurs, illustrateurs et éditeurs minoritaires dans le paysage littéraire francophone.
Axe 3 — Enseignement de la culture d’accueil au moyen de la littérature de jeunesse.
Axe 4 — Pratiques d’enseignement avec la littérature de jeunesse pour découvrir la diversité culturelle.
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