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Nation, exclusion, police : la perspective d’Arendt et de Noiriel

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Emanuel Guay : UQAM - Université du Québec à Montréal

Résumé de la communication

Cette présentation réfléchira le nationalisme comme mode spécifique d’intégration et d’identification des individus dans les sociétés modernes, en portant une attention particulière aux liens unissant la nation comme unité juridique et communauté d’appartenance à l’État et la police. Suivant les réflexions d’Arendt sur les réfugié-e-s comme expérience-limite qui remet en cause les capacités d’intégration des États-nations – avec les partages du territoire et des populations qu’ils opèrent –, nous tenterons de penser la situation intervallaire des clandestin-e-s et des sans-papiers, qui ne sont souvent reconnu-e-s ni par leur État d’origine, ni par leur État d’accueil comme des citoyen-ne-s à part entière. À partir des travaux de Noiriel sur les rapports entre l’État-nation et la police, nous étudierons les dispositifs et traitements particuliers dont les sans-papiers sont l’objet – notamment de la part des effectifs policiers – afin de mettre en lumière les processus de (re)production des indésirables, catégorie équivoque d’êtres humains dont le respect des droits n’est pas garantie par une constitution nationale et qui sont l’objet constant d’une traque dont l’horizon est la déportation. Nous croiserons ainsi Arendt et Noiriel afin d’esquisser, d’une part, une histoire du concept de nation dans une perspective biopolitique et d’évaluer, d’autre part, la portée de cette même histoire sur notre présent.

Résumé du colloque

Preuve, témoignage et vérité : congrès annuel de la Société de philosophie du Québec

Toutes les connaissances développées au cours du temps sont le résultat du génie humain. Même si nous avons maintenant tendance à les tenir pour acquises, l’ensemble de nos vérités s’est constitué au cours d’un processus d’évaluation, de critique, de recherche et de raffinement sans lequel aucune d’entre elles n’aurait pu voir le jour.

Au centre de ce processus se trouvent la preuve et le témoignage, deux notions qui jouent un rôle décisif dans l’établissement des vérités au centre de la connaissance. La vérité dépend en effet des critères que nous avons pour distinguer le vrai du faux, et parmi ces critères, la preuve et le témoignage sont constamment invoqués à l’appui des affirmations que nous faisons dans les différentes disciplines du savoir humain. Cela signifie en bref que, sans témoignages ni preuves, la vérité confine à la fiction.

Réfléchir aux notions de preuve et de témoignage, c’est ainsi faire une contribution essentielle à l’avancement des connaissances en fournissant une compréhension accrue et raffinée des critères de la science. Distinguer un témoignage valable d’un témoignage suspicieux ou insuffisant, une preuve fiable d’une preuve invalide ou incomplète, fournit aux savants une meilleure compréhension de la vérité et des manières d’y parvenir.

Contexte

section icon Thème du congrès 2017 (85e édition) :
Vers de nouveaux sommets
section icon Date : 12 mai 2017

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