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Juan Godenzzi : Université de Montréal
Le langage en tant qu’activité du parler est étudié par des experts, les linguistes, qui se centrent principalement sur les structures. Or le langage est beaucoup plus que des structures, et il apparaît plutôt comme un agencement de dimensions et de composantes multiples, dont les structures font partie. C’est l’expérience langagière des locuteurs qui peut devenir source d’une réflexion autre sur le langage, susceptible d’entrer en dialogue avec la linguistique des linguistes. Dans ce cadre de considérations, cette communication met en lumière ce que les locuteurs sentent et pensent sur leur parler en ville, sur les manières de parler, et sur les relations entre les identités, les alliances et les divisions sociales.
La recherche a été faite sur la base d’une vingtaine d’entretiens avec des locuteurs appartenant aux différentes couches sociales de la ville. Entre les résultats de cette étude, ceux-ci se démarquent : (1) les locuteurs ordinaires perçoivent des aspects linguistiques que les linguistes parfois oublient, par exemple le caractère dynamique, pluriel et relationnel de l’activité du parler, ou la dimension social et politique de la langue; (2) à partir de leurs expériences et de leurs témoignages, les locuteurs font preuve d’un savoir intuitif assez profond et complet du langage; (3) Le point de vue des locuteurs montre l’étroite relation entre l’usage de la langue, la perception et valorisation des formes linguistiques, et la dynamique urbaine.
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