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Résistance intrinsèque à l’infection des cellules humaines par les rétrovirus

LB

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Lionel Berthoux : UQTR- Université du Québec à Trois-Rivières

Résumé de la communication

Au niveau cellulaire, l’infection d’une cellule par un virus peut être inhibée par la présence de facteurs cellulaires négatifs. Ceux-ci sont le plus souvent régulés positivement par les interférons de type I, ce qui les place dans la grande famille des effecteurs de l’immunité innée antivirale. À l’opposé, les virus expriment parfois des protéines interférant avec l’action des effecteurs antiviraux cellulaires. Depuis plus de 15 ans, de multiples protéines présentes dans les cellules humaines qui inhibent différentes étapes du cycle de vie des rétrovirus ont été découvertes. La biologie de ces effecteurs, également appelés « facteurs de restriction », est de mieux en mieux connue, et je présenterai brièvement certains de leurs mécanismes d’action. Le défi pour les prochaines années sera de développer des applications biomédicales de ce savoir sous forme de traitements pour le VIH. Les deux principales directions pour cela sont la mise au point d’approches pharmacologiques (petites molécules) visant à stimuler les facteurs de restriction; et les approches génétiques (thérapie génique, édition génomique) visant à conférer aux cellules humaines la capacité de résister au virus. Ces stratégies sont applicables à d’autres maladies infectieuses, particulièrement les infections chroniques ainsi que les maladies à forte prévalence pour lesquelles les traitements existants sont insatisfaisants (ex. malaria).

Résumé du colloque

Les années 1980 ont vu émerger le virus de l’immunodéficience humaine causant le sida. Chaque décennie voit apparaître une nouvelle épidémie de grippe, et le virus Influenza H1N1 apparu en 2009 a été très médiatisé. Le virus Ebola est apparu à nouveau en 2013 et a fait peur à toute la planète par la gravité des symptômes. En 2015, le virus Zika a créé l’émoi par l’explosion de l’épidémie. Ce ne sont que quelques exemples d’infections virales émergentes, mais beaucoup d’autres sont apparues et continueront à nous faire peur. La source de ces virus est retrouvée chez des animaux. Les virus actuels sont le résultat d’une coévolution entre le virus et ses hôtes après mutations, recombinaisons et sélection. Au début de chaque épidémie, la recherche scientifique s’adapte et apporte des réponses, mais des questions subsistent pour éradiquer ces maladies. Le traitement du VIH par des antirétroviraux a fait passer le sida d’une maladie mortelle à une maladie chronique, mais l’infection n’est pas guérie. Les vaccins contre la grippe sont adaptés tous les ans aux souches circulantes, mais l’apparition d’une nouvelle souche déclenche une course contre la montre pour adapter le vaccin. L’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest a été contenue, mais pourrait réapparaître, et un vaccin est en cours d’approbation. La corrélation entre le virus Zika et la microcéphalie chez les fœtus nés de femmes enceintes infectées a accéléré la recherche mondiale. Pour tous ces virus, nous ferons le point des recherches sur la pathogenèse, le diagnostic, la prévention et les traitements.

Contexte

section icon Thème du congrès 2017 (85e édition) :
Vers de nouveaux sommets
section icon Date : 12 mai 2017

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