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S’approprier les espaces pour habiter l’expérience migratoire : une perspective discursive

AC

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Anne-Sophie Calinon : Université de Franche-Comté

Résumé de la communication

Qu’est-ce qui rend possible « l’habiter » dans l’expérience migratoire ? Comment un lieu devient un territoire où l’ancrage est possible ? Nous posons que la territorialisation des espaces de la ville s’élabore par le discours. Dans cette communication, nous présenterons un projet de recherche de sociolinguistique urbaine, convoquant des concepts théoriques et méthodologiques des sciences du langage (Benveniste 1966), de la géographie sociale (Di Méo 1998) et de la philosophie (Berque 1987) pour analyser un corpus composé d’entretiens d’étudiants internationaux, aux statuts juridiques divers, dans une ville française de taille moyenne majoritairement monoethnique et monolingue. Notre objectif est de tisser des liens entre deux processus dynamiques : l’appropriation de l’espace commun par la mise en mots des pratiques spatiales urbaines et l’appropriation des ressources linguistiques communes par l’action de l’énonciation.

Résumé du colloque

Ce colloque veut s’attarder aux récents développements sur la question du rapport entre les immigrants et la ville dans la recherche universitaire aussi bien que dans le cadre du travail communautaire.

La littérature universitaire et la littérature grise récentes font état de l’urbanisation très marquée de l’immigration; selon certains travaux, les nouveaux immigrants et ceux de longue date ont tendance à s’installer dans des grandes villes, et dans certaines villes occidentales « les migrants représentent plus du tiers de la population » (OIM, 2015).

Au Canada, il se profile le même scénario quant à la répartition des immigrants sur le territoire national. Selon les statistiques officielles (CIC, 2005 ; MIDI, 2015), les grands centres urbains attirent une large proportion des immigrants qu’ils soient arrivés récemment ou installés de longue date. En effet, « la plupart des immigrants vivent dans les grandes villes, et s’y concentrent de plus en plus. Plus de 60 % des immigrants et 70 % des immigrants récents vivent dans les trois plus grandes villes du Canada, soit Toronto, Montréal et Vancouver » (CIC, 2005).

Cette urbanisation de l’immigration contribue à créer des villes très diversifiées (super-diverse) (Vertovec, 2007), mais où l’installation et la vie quotidienne des immigrants est soumise à plusieurs défis. Nonobstant l’apport positif et bénéfique de l’immigration sur le plan socioéconomique, la situation des immigrants dans les grandes villes d’immigration pose encore quelques problèmes liés principalement à l’accès et à l’accessibilité de certaines ressources comme le logement et l’emploi, mais l’aspect le plus sensible reste le vivre-ensemble et la cohabitation entre immigrants et natifs.

Dans le cadre de ce colloque, nous voulons discuter et valoriser les travaux récents de chercheurs canadiens et internationaux qui ont examiné ce rapport sous différents angles et avec des approches diversifiées.

Contexte

section icon Thème du congrès 2017 (85e édition) :
Vers de nouveaux sommets
manager icon Responsables :
Sonia Ben Soltane
section icon Date : 12 mai 2017

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