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Une balade géo-littéraire dans le Panier (Marseille) sur les pas de Jean-Claude Izzo pour faire, et faire faire, de la géographie « autrement »

FT

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Florence Troin : Centre national de la recherche scientifique

Résumé de la communication

Dans la « Trilogie » d’Izzo, la ville que parcourt et décrit le héros est bien plus que le simple décor d’une enquête policière, c’est le personnage principal du récit. Cette ville, c’est Marseille… La profusion de toponymes cités – révélée par un travail précédent de « mise en cartes » des romans – incite à vouloir mettre ses propres pas dans ceux de Fabio Montale, emboîtant assurément ceux de l’écrivain.

Ainsi est née une « balade géo-littéraire », centrée sur le quartier du Panier, choisi pour cette déambulation car c’est le plus « parcouru » d’une part, et parce que le centre historique de Marseille revêt de multiples facettes d’autre part : espace « de la mémoire sociale », espace « martyr » en 1943, espace qui a vu pousser les « immeubles Pouillon » lors de la reconstruction, espace en cours de gentrification à la fin des années 1990, espace touristique aujourd’hui puisqu’il n’est pas rare d’y rencontrer des croisiéristes en escale.

La principale valeur de cette expérience pédagogique – la balade dure environ 2 h, entrecoupées de pauses-lectures – est qu’elle permet une double connexion : celle de la fiction avec la réalité de son terrain dans un premier temps, et celle du terrain avec la géographie (topographie, paysages, itinéraires, architecture...) dans un second. En somme, elle concrétise le fait que la littérature est bien une source d’analyse dont peuvent, et doivent, s’emparer les géographes.

Résumé du colloque

Alors que plusieurs villes se dotent de promenades urbaines (Québec, New York , Bordeaux, Montréal, Saragosse, etc.), que les artistes mobilisent également la promenade comme acte de création, que les citoyens et les organismes communautaires travaillent à travers la création de promenades à se réapproprier leur quartier et à le faire connaître, la nécessité d’organiser un colloque sur cette thématique s’impose. D’autant plus, que les effets positifs de la promenade sur la pensée, la santé, la mise en scène, la création et la découverte sont indéniables et documentés par différentes disciplines (sociologie, géographie, histoire, art, littérature, etc.). En effet, dès l’antiquité la promenade est mobilisée par les philosophes, ensuite par les écrivains, les grands penseurs, les artistes, les citoyens, etc. Qu’en est-il de nos jours? Que nous dit la promenade sur la relation des individus à la ville, qu’ils en soient habitants ou touristes? Sur la façon dont elle est mobilisée pour donner du sens au lien nature-ville, mais également pour explorer, analyser et s’approprier les interstices de la ville? Pour tenter de répondre à ces questions, nous nous référerons, d’une part, à la promenade en tant qu’activité et espace de loisir que l’on aménage selon certains principes, et, d’autre part, à la promenade porteuse de création tant artistique que citoyenne pour donner à voir et à vivre certains espaces différemment, et, enfin, à la promenade comme approche pédagogique immersive et réflexive à la fois.

Contexte

section icon Thème du congrès 2017 (85e édition) :
Vers de nouveaux sommets
section icon Date : 12 mai 2017

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