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N’Dilbé TOB-RO : Université Adam Barka d’Abéché (TCHAD)
Les observations de terrain montrent que la pratique du l’agriculture urbaine s’est considérablement développée dans la ville de N’Djaména jusque dans les années 2000, avec un effet bénéfique dans l'approvisionnement des citadins en produits frais. Cependant, le cadre spatial de cette cité, abritant plus de 1 500 000 habitants vivant sur plus de 25 000 hectares, s'est étendu par la mise en œuvre des opérations de lotissement et de restructuration visant à définir l'assiette foncière des différentes activités. Dans ce contexte, la présente étude se propose de questionner ce mode d’urbanisme afin de situer la place qu’il réserve à l’agriculture urbaine. La réflexion s’est appuyée sur des observations de terrain, des entretiens avec des personnes ressources, l’analyse documentaire et des plans de lotissement et de restructuration. Il ressort des analyses que les espaces-supports de l’agriculture urbaine sont des zones non-aedificandi et des réserves administratives restées inexploitées, la plaçant en situation précaire. L’agriculture urbaine est reléguée hors du périmètre urbain, dans les villages implantés le long des fleuves Chari et Logone, limitant l'accès aux produits avec un impact avéré sur les coûts. La non intégration de l’agriculture urbaine dans la planification de l'occupation de l'espace oblige les agriculteurs urbains à coloniser les espaces résiduels, les inscrivant dans une situation de précarité, donc d'insécurité foncière.
Mots clés : Agriculture urbaine, Urbanisme opérationnel, Accès au foncier, N'Djaména
La persistance d’espaces où se déroulent des activités liées à la terre en ville et dans sa périphérie n’est pas rare, mais est possiblement menacée par l’expansion urbaine. La multifonctionnalité des périphéries urbaines, incluant les espaces verts, a longtemps été tenue pour acquise, mais quelle est la tendance actuelle dans les métropoles du monde? Prend-on des mesures pour préserver cette multifonctionnalité et la diversité des modes de vie en milieu urbain et périurbain ou existe-t-il une tendance à une homogénéisation silencieuse qui passe inaperçue, mais qui convertit les espaces plus naturels en surfaces bétonnées et construites? Les ceintures vertes sont souvent une mesure pour préserver l’accès des urbains aux espaces verts à proximité, mais quelles sont les pressions exercées sur ces ceintures et quelle est la volonté exprimée par les décideurs et les citoyens pour préserver leur caractère naturel? Quel rôle peut jouer l’agriculture urbaine dans l’offre d’espaces naturels en ville? Comment cette volonté se traduit-elle en termes de politiques publiques? Des études de cas dans diverses villes au Québec et dans le reste du monde seront présentées afin de cerner les problèmes actuels de gestion de l’expansion urbaine et de s’inspirer des histoires à succès tendant vers le verdissement des villes.
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