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Déborah Delaunay : INRS - Institut national de la recherche scientifique
La notion de zone calme, issue de la directive européenne relative à la gestion de l’environnement, s’impose comme un outil de prévention des nuisances sonores. Les zones calmes sont définies comme des espaces ayant un faible niveau de bruit et des qualités physiques et fonctionnelles favorables au ressourcement. Largement répandue dans les villes européennes, aucune zone calme n’a encore été implantée en Amérique du Nord.
L’objectif principal de cette étude est d’élaborer une définition opérationnelle de la zone calme, puis d’identifier et d’analyser la distribution des zones calmes sur l’île de Montréal. Un second objectif vise à mesurer l’accessibilité aux zones calmes pour différents groupes de population (à faible revenu, minorités visibles, personnes moins de 15 ans et de 65 ans et plus) et poser ainsi un diagnostic d’équité environnementale.
Pour identifier les zones calmes, différentes données sont intégrées dans les SIG : carte de bruit, carte d’occupation du sol, etc. Par la suite, un modèle de régression a été construit avec comme variable dépendante une mesure d’accessibilité aux zones calmes et comme variables indépendantes des éléments relatifs à la forme urbaine et les quatre groupes de population.
Les résultats préliminaires montrent que les zones identifiées sont majoritairement des parcs urbains et zones à faible trafic, et l’existence d’iniquités environnementales, surtout pour les personnes à faible revenu.
Les travaux en équité environnementale s’intéressent aux situations de surexposition à des nuisances ou de plus faible accessibilité aux éléments positifs du cadre de vie que vivent certains groupes de la population (définis selon le niveau de revenu, l’âge ou encore l’appartenance ethnique). Le colloque comprend six sessions thématiques.
1. Équité environnementale et parcs
Les bénéfices pour la santé physique et le bien-être psychologique de l’utilisation d’un parc sont bien connus. Les parcs sont-ils pour autant distribués équitablement à l’intérieur des villes québécoises? Quels en sont les usages différenciés selon les groupes d’âge ou les groupes sociaux?
2. Équité environnementale et végétation
Les bénéfices de la végétation urbaine sont multiples sur le plan tant écologique, sanitaire, social, qu’économique. Il convient alors d’explorer si certains groupes de la population ont un accès plus limité à cette ressource.
3. Équité environnementale et vélo
La mobilité à vélo est un enjeu peu exploré sous l’angle de l’équité environnementale. Pourtant, les cyclistes s’exposent à des nuisances environnementales — bruit et pollution — qu’ils ne produisent pas. Quelle est la situation dans la région de Montréal?
4. Équité environnementale et pollution atmosphérique et sonore
Les impacts sur la santé du bruit et de l’exposition à la pollution atmosphérique sont bien connus : problèmes respiratoires, problèmes cardiaques, stress psychologique, etc. Comment se répartissent ces nuisances dans la région de Montréal?
5. Équité et mobilité des personnes âgées
La question de la mobilité à travers la ville, notamment pour les populations vulnérables physiologiquement, est aussi un enjeu important en équité environnementale. Dans cette session, une attention particulière sera portée aux personnes âgées.
6. Équité et enjeux méthodologiques
Comment poser un diagnostic précis d’équité environnementale? À partir d’exemples empiriques divers, les participants tenteront de répondre à cet enjeu important.
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