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Francine Julien-Gauthier : Université Laval
La résilience est la capacité à bien se développer au plan psychologique, malgré la survenue d’événements à caractère déstabilisant, des conditions de vie difficiles, de l’adversité chronique… et à récupérer après de telles situations (Ionescu, 2017). Il s’agit d’un processus qui se base sur l’interaction de la personne avec l’entourage, des tuteurs de résilience ou des réseaux sociaux (Ionescu, 2011). En déficience intellectuelle, la résilience consiste à présenter le meilleur développement possible face aux adversités particulières qui sont rencontrées dans la trajectoire de vie en raison de la différence, et ce, afin de viser le bien-être et une participation sociale optimale (Jourdan-Ionescu et Julien-Gauthier, 2011). Pour ces personnes, les habiletés langagières revêtent une importance capitale, puisqu’elles leur permettent de communiquer avec l’entourage lorsqu’elles sont confrontées à des situations d’adversité. L’interaction avec l’entourage leur permet d’obtenir différentes formes de soutien et de renforcer leur résilience naturelle. Cette communication présente des stratégies éprouvées pour développer les habiletés langagières des personnes ayant une déficience intellectuelle, de l’enfance à l’âge adulte. Les stratégies sont discutées en lien avec les caractéristiques de la déficience intellectuelle et les liens étroits entre le développement des habiletés langagières et la participation sociale des personnes ayant une déficience intellectuelle.
La participation sociale des personnes ayant des incapacités intellectuelles est un enjeu majeur au Québec (Gouvernement du Québec, 2016; 2017). Afin de favoriser cette participation, il s’avère essentiel de promouvoir et de développer leur langage oral et écrit. En effet, les conséquences de difficultés persistantes sont nombreuses et dommageables à plusieurs égards. Par exemple, l’analphabétisme limite la capacité d’obtenir des informations et conduit souvent à une précarité financière. Chez les personnes ayant des incapacités intellectuelles, nombreuses sont celles qui quittent le système scolaire avec des difficultés du langage oral et écrit qui restraignent leur autonomie et leur participation sociale.
Ce colloque traite de divers aspects en lien avec le langage oral et écrit chez les personnes ayant des incapacités intellectuelles. En lecture, les recherches peuvent aborder l’une des cinq catégories d’habiletés fondamentales (National Reading Panel, 2000). Celles-ci comprennent la conscience phonémique, le principe alphabétique, la fluidité, le vocabulaire et la compréhension de texte. En plus de ces habiletés fondamentales en lecture, ce colloque aborde d’autres prédicteurs des performances en lecture, comme la mémoire à court terme ou la dénomination rapide. En écriture, les thèmes peuvent aborder trois composantes du modèle de Hayes et Flower (1980), soit la planification, la rédaction ou la révision. Quant au langage oral, on le traite suivant l’une des cinq composantes suivantes : la phonologie, la morphologie, la syntaxe, la sémantique et l’aspect pragmatique, et ce, tant sur le plan de la compréhension que de l’expression.
Enfin, certaines communications permettent une meilleure compréhension des enjeux associés à l’apprentissage du langage oral et écrit des personnes ayant des incapacités intellectuelles, alors que d’autres présentent les résultats d’interventions ou des stratégies éprouvées dans ces mêmes domaines.
Titre du colloque :