Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Membre a labase
Judith Beaulieu : UQO - Université du Québec en Outaouais
Au Québec, l’élève qui a des incapacités intellectuelles profondes se voit recevoir le code 23 par le ministère de l’Éducation et de l’enseignement supérieur (MEES, 2011), il est considéré vivre des situations de handicap fréquentes à l’école. La plupart sont scolarisés dans des classes spéciales, où l’existence de croyances persistantes voulant que les élèves ayant des incapacités intellectuelles profondes ne puissent pas accéder à l’écrit sont très présentes (HesselsSchltatter, 2010). Peu de travaux s’intéressent à démontrer que les élèves ayant des incapacités intellectuelles profondes peuvent accéder au langage de l’écrit. Or, dans leurs travaux Grenaud et Tessari Veyre (2017) suggèrent aux professionnels d’introduire des choix de communication à explorer, comme les livres issus de la littérature de jeunesse, ce qui favoriserait l’entrée dans l’écrit. La mise en œuvre de pratiques d’enseignement intégrant la littérature de jeunesse n’a jamais été analysée auprès d’élèves ayant des incapacités intellectuelles profondes : l’objet de cette communication. Il s’agit d’une recherche collaborative menée conjointement chercheur/praticien auprès d’une élève ayant des incapacités intellectuelles sévères et son enseignante, sur une année scolaire. Les pratiques d’enseignement avec la littérature de jeunesse de l’enseignante seront détaillées dans cette communication.
La participation sociale des personnes ayant des incapacités intellectuelles est un enjeu majeur au Québec (Gouvernement du Québec, 2016; 2017). Afin de favoriser cette participation, il s’avère essentiel de promouvoir et de développer leur langage oral et écrit. En effet, les conséquences de difficultés persistantes sont nombreuses et dommageables à plusieurs égards. Par exemple, l’analphabétisme limite la capacité d’obtenir des informations et conduit souvent à une précarité financière. Chez les personnes ayant des incapacités intellectuelles, nombreuses sont celles qui quittent le système scolaire avec des difficultés du langage oral et écrit qui restraignent leur autonomie et leur participation sociale.
Ce colloque traite de divers aspects en lien avec le langage oral et écrit chez les personnes ayant des incapacités intellectuelles. En lecture, les recherches peuvent aborder l’une des cinq catégories d’habiletés fondamentales (National Reading Panel, 2000). Celles-ci comprennent la conscience phonémique, le principe alphabétique, la fluidité, le vocabulaire et la compréhension de texte. En plus de ces habiletés fondamentales en lecture, ce colloque aborde d’autres prédicteurs des performances en lecture, comme la mémoire à court terme ou la dénomination rapide. En écriture, les thèmes peuvent aborder trois composantes du modèle de Hayes et Flower (1980), soit la planification, la rédaction ou la révision. Quant au langage oral, on le traite suivant l’une des cinq composantes suivantes : la phonologie, la morphologie, la syntaxe, la sémantique et l’aspect pragmatique, et ce, tant sur le plan de la compréhension que de l’expression.
Enfin, certaines communications permettent une meilleure compréhension des enjeux associés à l’apprentissage du langage oral et écrit des personnes ayant des incapacités intellectuelles, alors que d’autres présentent les résultats d’interventions ou des stratégies éprouvées dans ces mêmes domaines.
Titre du colloque :
Thème du colloque :