Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Membre a labase
Amélie Bourcier : Université de Montréal
Durant les trente dernières années, plusieurs chercheurs se sont intéressés aux connaissances morphologiques dérivationnelles pour déterminer si elles peuvent faciliter le développement de la reconnaissance des mots et compenser, du moins, partiellement, les difficultés en lecture des élèves dyslexiques (Berthiaume et Daigle, 2014; Casalis et al., 2006; Deacon et al., 2016). La présente recherche s’est attardée à observer et comparer les connaissances en morphologie dérivationnelle d’élèves dyslexiques francophones du primaire. Au total, 54 élèves dyslexiques (ÉD) âgés de 9 à 12 ans ont été appariés à 88 élèves de même âge chronologique (CA) et à 46 élèves plus jeunes, mais de même niveau de lecture (CL). Trois tâches ont été utilisées pour évaluer leurs connaissances morphologiques : jugement de plausibilité, dérivation et segmentation. Les principaux résultats ont permis de montrer que tous les groupes ont obtenu de meilleurs scores à la tâche de dérivation, suivie par celle de jugement de plausibilité et finalement, celle de segmentation. Les résultats des ÉD et des CL étaient semblables, mais inférieurs à ceux des CA. Ces résultats corroborent ceux de la recherche actuelle stipulant que les connaissances en morphologie dérivationnelle peuvent être utilisées lors de la lecture par les ÉD. De plus, ces derniers seraient en mesure de les utiliser à leur avantage afin de faciliter, en partie, cette tâche cognitive complexe (Marcolini et al., 2011; Quémart et Casalis, 2015).
Thème du communication :
Domaine de la communication :