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Bwihangane Birindwa : Université évangélique en Afrique
Contexte: La peste des petits ruminants (PPR) et la dermatose nodulaire contagieuse sont des maladies virales endémiques aiguës de petits ruminants d'importance économique.
Objectif: Déterminer la prévalence de la co-infection entre les deux virus en République Démocratique du Congo, caractériser le virus de la dermatose nodulaire contagieuse en se basant sur le séquençage des gènes P32, RPO30, GPCR et établir la relation phylogénétique entre son gène P32 et celui de la protéine de fusion (F) du génome du virus de la PPR.
Méthodologie: Des échantillons des tissus, d’écouvillons et du sang total ont été prélevés chez des chèvres asymptomatiques et symptomatiques de ces deux maladies au Sud Kivu, Est de la RD Congo. La réaction de polymerisation en chaine (PCR) en une seule étape et la transcriptase inverse en deux étapes (RT-PCR) ont été utilisées pour amplifier les gènes cibles. Les échantillons positifs ont été séquencés pour l'analyse phylogénétique.
Résultats et Conclusion: Sur 150 animaux testés, 64,7% étaient positifs au PPR, 52,7% à la dermatose nodulaire contagieuse et 38,7% pour les deux. La comparaison par paires des nucléotides du gène P32 et du gène F a montré 99,75% de pourcentage d'identité au sein des séquences du virus de la dermatose nodulaire contagieuse, 96,95% pour le virus de PPR et 47,91% entre les séquences de ces deux virus. L’infection mixte de ces deux maladies est prévalente en RD Congo.
Le séquençage à haut débit (SHD) regroupe des technologies dont les applications de plus en plus diversifiées répondent à de nombreuses problématiques en recherche comme en clinique avec l’avènement des thérapies personnalisées. Ces technologies connaissent encore aujourd’hui des progrès fulgurants afin de les rendre plus accessibles en matière de coût et de manipulation. Elles impliquent cependant un besoin strict en ressources humaines d’expertise adéquate pour produire et traiter les données de SHD. Quoique désormais moins dispendieux qu’à ses débuts, le SHD entraîne tout de même des coûts et requiert des conditions de travail aux standards élevés difficiles à atteindre dans des régions en voie de développement comme en Afrique.
Les maladies infectieuses en zone tropicale posent souvent le problème de délai de réponse en santé publique. Cela dépend en partie de la capacité à identifier les pathogènes responsables lorsque ceux-ci ont émergé ou d’en anticiper l’émergence en amont afin de gérer au mieux les cas qui se présentent. Les émergences virales de ces dernières années en Afrique telles qu’Ebola en Afrique de l’Ouest en 2014 ou encore lZika en Afrique du Sud en 2016 en sont des exemples. Le domaine de la découverte de pathogènes se présente aujourd’hui comme une priorité de recherche pour lequel le SHD constitue un outil précieux. Nombre de pays en voie de développement, où les standards minimum requis font encore défaut, sont concernés.
Ce colloque offrira une série de communications abordant différents aspects des problématiques de santé et de recherche en Afrique auxquels le SHD peut contribuer à répondre. Nous visons ici une réflexion sur les enjeux du SHD, les défis qu’ils imposent et l’intérêt d’investir pour de telles technologies dans des régions où les ressources sont encore limitées.
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