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Catherine De Guise : Université de Montréal
Cette recherche porte sur la construction de l’identité religieuse d’ascètes Occidentaux en Inde. Plus précisément, il s’agit d’analyser d’un point de vue anthropologique comment les Occidentaux devenus ascètes en Inde négocient-ils leur identité religieuse et leur intégration à une communauté monastique hindoue.
L’ascétisme en Inde implique le renoncement au monde et à sa matérialité par l’adhésion à un univers de sens éminemment codifié et hiérarchisé (Khandelwal 2007). Le but ultime est d’anéantir l’ego et de s’extirper du cycle ides réincarnations pour atteindre la libération (Kapani 2011). En devant sannyāsin, les Occidentaux s’affranchissent de leur repères culturels et religieux initiaux et effectuent une transition « d’une province de sens à une autre (Goulet et Young 1994 ; 316)», généralement initiée par une rencontre prolongée avec une culture différente ou par une expérience précise qui cristallise le point de non-retour (Fernandez 2001 ; 12).
Ma recherche se base sur des récits de vie recueillis auprès de huit répondants de manière à retracer leurs motivations de départ, pour ensuite appréhender leur intériorisation de la pratique hindoue par la transmission d’un maître (guru) et intimement liée à la validation communautaire (Hervieu-Léger 1998). L’objectif de cette recherche est donc de rendre compte de la non-linéarité des expériences religieuses en contexte de modernité et de mobilité (Csordas 2009) en présentant le cas particulier des ascètes étrangers en Inde.
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