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Laura Trottier : Université Laval
Au cours des dernières décennies, le milieu de la musique classique a développé différentes stratégies afin de conserver son public. L’une d’entre elles est le cross-over, tel que pratiqué par les orchestres symphoniques au Québec. D’abord utilisée comme stratégie marketing, cette pratique a su s’implanter dans les programmations de concerts des orchestres symphoniques de Montréal et de Québec, et semble être devenue un moyen pour le public de renouer avec ces institutions. Ainsi, cette pratique est-elle seulement une stratégie marketing ou est-elle aussi le reflet des rapports de la société québécoise avec ses institutions de musique classique? De plus, comment le renouvellement des programmes de concert via une diversification du répertoire s’inscrit-il dans une démocratisation de la musique classique? Pour mener à bien ce projet de recherche, une analyse de l’ensemble des programmations de concerts de l’OSQ et de l’OSM depuis la saison 2000-2001 a été effectuée afin de dresser un réel portrait de la situation. À la lumière des résultats suggérant que le cross-over est maintenant une pratique établie, il s'agit maintenant de dresser une cartographie précise de l’impact du cross-over en musique classique au Québec. Cette recherche permettra de mieux comprendre le phénomène du cross-over au Québec et quel impact la diversification de l’offre de concerts a sur la démocratisation de la musique classique au Québec, en rapprochant les orchestres symphoniques et le public.
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